Publié le 26 février 2026 à 10h30. La chimiothérapie, pilier du traitement contre le cancer, s’accompagne souvent d’effets secondaires. Si ces effets sont bien documentés, de nombreuses solutions existent pour les atténuer et améliorer la qualité de vie des patients.
La chimiothérapie repose sur l’utilisation de médicaments qui détruisent les cellules cancéreuses ou empêchent leur prolifération. Cependant, ces médicaments affectent également les cellules saines, entraînant divers effets indésirables. Parmi les plus courants figurent la perte de cheveux, les nausées, les vomissements, les lésions de la muqueuse buccale et une fatigue intense.
L’intensité et la nature de ces effets secondaires varient considérablement en fonction du type de cancer, des médicaments utilisés et de l’état de santé général du patient. Le Dr Ting Bao, oncologue au Dana-Farber Cancer Institute de Boston, souligne que, malgré ces effets, la chimiothérapie reste efficace :
« La chimiothérapie fonctionne. Il y a des effets secondaires, mais ils deviennent de plus en plus gérables. »
Dr Ting Bao, oncologue au Dana-Farber Cancer Institute
Le corps humain a constamment besoin de renouveler ses cellules. Certaines, comme celles de la muqueuse intestinale ou celles impliquées dans la croissance des cheveux, se multiplient rapidement et sont donc particulièrement sensibles aux médicaments cytotoxiques. La chimiothérapie peut également réduire le nombre de globules blancs, affaiblissant ainsi le système immunitaire et augmentant le risque d’infections. Dans certains cas, elle peut provoquer une neuropathie périphérique, caractérisée par des douleurs, des picotements, des engourdissements et des troubles de l’équilibre.
Heureusement, de nombreuses stratégies permettent de contrôler ces effets indésirables. Des médicaments antiémétiques sont prescrits pour prévenir ou réduire les nausées et les vomissements. Des ajustements alimentaires peuvent également soulager les nausées, la fatigue et les lésions buccales. L’activité physique régulière et un sommeil suffisant contribuent à réduire la fatigue. Des traitements médicamenteux spécifiques sont disponibles pour certaines douleurs liées à la chimiothérapie.
Les médecins adaptent les stratégies de gestion des effets secondaires aux symptômes spécifiques de chaque patient. Parallèlement, la recherche progresse pour identifier de nouvelles approches afin de minimiser ces effets. Des études explorent l’efficacité de remèdes à base de plantes, comme le gingembre, pour réduire les nausées. Le Dr Bao mène des recherches sur l’intérêt de l’acupuncture et du yoga pour améliorer la neuropathie induite par la chimiothérapie. Ces méthodes présentent généralement peu d’effets secondaires : l’acupuncture peut provoquer de légères ecchymoses ou des saignements locaux, tandis que le yoga peut entraîner des douleurs articulaires ou musculaires.
D’autres équipes de recherche s’efforcent de mieux comprendre les mécanismes de la neuropathie associée à la chimiothérapie et de tester de nouveaux traitements médicamenteux.
Il est essentiel que les patients sur le point de commencer une chimiothérapie discutent avec leur équipe médicale des effets secondaires potentiels et des moyens de les gérer. Cette discussion doit porter sur les types de réactions attendues, leur moment d’apparition, leur durée, les mesures pour soulager les symptômes, les recommandations alimentaires, les précautions à prendre pour réduire le risque d’infection et les signes d’alerte nécessitant une attention médicale immédiate.