Publié le 14 février 2026. Une controverse éclate en Indonésie concernant la désactivation de centaines de milliers de bénéficiaires de l’assurance maladie publique (BPJS Kesehatan), avec des accusations croisées entre responsables locaux et le gouvernement central.
Le nombre de participants au programme PBI (Contribution Assistance) de BPJS Kesehatan dont la couverture a été suspendue suscite de vives inquiétudes et un débat politique. À Jakarta, près de 270 000 personnes ont été concernées par cette mesure, selon des informations récentes.
La polémique a pris une nouvelle tournure lorsque le maire de Denpasar, I Gusti Ngurah Jaya Negara, a affirmé que la désactivation du PBI était une directive présidentielle. Dans une vidéo diffusée sur Instagram par le service de santé de la ville de Denpasar, puis reprise par Kompas TV le 12 février 2026, il a déclaré :
« Il y a effectivement une instruction du président, via le ministère des Affaires sociales, de désactiver BPJS Santé pour les déciles 6 à 10. »
I Gusti Ngurah Jaya Negara, maire de Denpasar
Suite à cette annonce, le maire a précisé que 24 401 habitants de Denpasar avaient vu leur PBI révoqué. Il a même suggéré que cette instruction était formalisée dans un décret présidentiel. Face à cette situation, la municipalité de Denpasar s’est engagée à prendre en charge les cotisations des personnes concernées, notamment les personnes handicapées, pour un budget estimé à 9,07 milliards de roupies indonésiennes (IDR).
Cependant, le ministre indonésien des Affaires sociales, Saifullah Yusuf, également connu sous le nom de Gus Ipul, a fermement démenti l’existence d’une telle directive présidentielle. Il a qualifié les déclarations du maire de Denpasar de trompeuses et a annoncé l’envoi d’une lettre de rectification.
« Je regrette franchement la déclaration de l’un des maires, qui a déclaré que c’était comme si la désactivation du PBI était une instruction du Président. »
Saifullah Yusuf, ministre des Affaires sociales
Le ministre a souligné qu’il n’y avait aucune base légale à une désactivation du PBI sur instruction présidentiale et a insisté sur la nécessité d’éviter toute confusion auprès de la population.