Publié le 10 octobre 2025. Connor McDavid, déjà considéré comme l’un des plus grands de sa génération, semble emprunter la voie tracée par Sidney Crosby en privilégiant la victoire à une rémunération maximale. Cette stratégie offre une flexibilité financière accrue aux Oilers d’Edmonton pour construire une équipe compétitive.
Connor McDavid a récemment paraphé une prolongation de contrat qui, une fois de plus, le place sous le marché. Alors qu’il est largement reconnu comme le joueur le plus précieux de la LNH, son nouveau salaire plafonné à 12,5 millions de dollars annuels (AAV) le positionne dans une situation similaire à celle de Sidney Crosby à l’époque. Cette démarche, déjà observée lors de sa précédente prolongation en 2017, vise à maximiser la marge de manœuvre financière de son équipe.
Cette nouvelle entente de deux ans, se terminant à l’été 2026, verra le salaire moyen annuel de McDavid représenter l’équivalent de 8 755 507 $ en dollars de 2018-2019, selon les projections du plafond salarial à 113,5 millions de dollars. Cette générosité se traduit par une enveloppe de 18,71 millions de dollars de capacité salariale anticipée pour les Oilers à l’été 2026, bien au-delà de ce qu’ils auraient eu s’ils avaient dû rémunérer McDavid à sa juste valeur marchande, estimée autour de 20 millions de dollars par an.
« Je pense que cela témoigne de la passion de Connor pour le jeu et de son engagement envers Edmonton. »
Gary Bettman, commissaire de la LNH
Gary Bettman, commissaire de la LNH, a salué cette décision, soulignant la passion de McDavid pour le hockey et son attachement à la franchise albertaine. Il a ajouté que cette flexibilité bénéficierait non seulement aux Oilers en leur permettant de renforcer leur effectif, mais aussi à ses coéquipiers, qui seraient ravis de voir leur équipe disposer de plus de moyens pour atteindre le succès.
Un autre geste significatif est venu du défenseur Mattias Ekholm, qui a également accepté une prolongation de trois ans pour un AAV inférieur au marché de 4 millions de dollars. Ces sacrifices financiers de la part de leur capitaine et d’un pilier de la défense placent le directeur général Stan Bowman dans une position intéressante pour renforcer l’équipe. Il dispose désormais d’une marge de manœuvre non négligeable pour les saisons 2026-2027 et 2027-2028, période qui coïncide avec la fin du nouveau contrat de McDavid.
Options d’acquisition pour renforcer l’attaque
Face à cette flexibilité, le directeur général des Oilers pourrait explorer plusieurs pistes pour renforcer la brigade offensive. L’une des options serait de cibler des attaquants de premier plan sous contrat à long terme. Filip Forsberg, des Predators de Nashville, avec quatre saisons restantes et un AAV de 8,5 millions de dollars, pourrait représenter une acquisition majeure. Bien qu’il possède une clause de non-mouvement, son désir de concourir pour la Coupe Stanley pourrait le convaincre de rejoindre Edmonton, même dans un marché sans plafond de taxes.
D’autres noms comme Jonathan Marchessault (5,5 millions de dollars jusqu’en 2028-2029), lauréat du trophée Conn Smythe en 2022-2023, pourraient également être envisagés. Les Penguins de Pittsburgh offrent deux options intéressantes avec Bryan Rust (5,125 millions de dollars jusqu’en 2027-2028) et Rickard Rakell (5 millions de dollars jusqu’en 2027-2028), deux joueurs dont les contrats arrivent à échéance en même temps que celui de McDavid. Tyler Toffoli (6 millions de dollars jusqu’en 2027-2028) des Sharks de San José et Jared McCann (5 millions de dollars jusqu’en 2026-2027) du Kraken de Seattle sont également des profils d’ailiers à fort impact potentiel.
Acquisitions sur le marché des agents libres
Pour la classe des agents libres de 2026, le marché des attaquants d’élite semble restreint. Artemi Panarin, qui a déjà évolué sous les ordres de Stan Bowman, semble peu enclin à un retour. L’acquisition de Martin Necas pourrait également s’avérer trop coûteuse. Les Oilers devront également tenir compte du besoin d’un gardien de but, aucun n’étant actuellement sous contrat pour la saison 2026-2027, et de la nécessité de compléter leur alignement avec des joueurs de calibre.
Cependant, des joueurs plus abordables pourraient intéresser les Oilers. Alex Tuch, s’il ne renégocie pas avec les Sabres de Buffalo, représenterait un ajout expérimenté et précieux, notamment pour ses qualités défensives. Des joueurs polyvalents comme Oliver Bjorkstrand, connu pour ses aptitudes offensives, ou Boone Jenner, apportant leadership et combativité, pourraient également être des options. La cuvée 2026 promet une variété de profils pour combler les lacunes.
Renforcer la brigade défensive
Avant la prolongation de Mattias Ekholm, le renforcement de la défense semblait être une priorité. Désormais, avec Ekholm, Jake Walman (prolongé pour sept ans), Evan Bouchard et Darnell Nurse sous contrat pour la durée du pacte de McDavid, ainsi que Ty Emberson jusqu’en 2026-2027, la ligne bleue semble plus consolidée. L’accent pourrait donc être mis sur le groupe d’attaquants et le poste de gardien.
Les Oilers pourraient néanmoins chercher à approfondir leur corps défensif. Plutôt que de s’engager sur le long terme avec un agent libre de premier plan comme Rasmus Andersson, la stratégie pourrait se tourner vers des acquisitions temporaires pour les deux prochaines années. Des joueurs comme Mario Ferraro ou Connor Murphy pourraient être ciblés dès cet hiver pour combler d’éventuels manques.
Le poste de gardien de but, une préoccupation majeure
Malgré les performances de Stuart Skinner et Calvin Pickard qui ont permis aux Oilers d’atteindre les séries éliminatoires, les statistiques de relégations de ces gardiens (0,896 et 0,882 respectivement lors des récentes campagnes) ont soulevé des doutes quant à leur capacité à mener l’équipe vers la Coupe Stanley.
Si la voie des échanges est privilégiée, Ilya Sorokin des Islanders de New York devrait figurer en tête de liste. Malgré un AAV de 8,25 millions de dollars, son talent est indéniable. Le DG des Islanders, Mathieu Darche, ayant déjà montré sa volonté de restructurer l’équipe, d’autres vétérans pourraient être échangés. Juuse Saros des Predators de Nashville, sous contrat pour sept saisons à 7,74 millions de dollars par an, est également une option, bien que ces deux gardiens soient sous contrat pour une longue durée.
Des options plus réalistes incluent Cam Talbot ou John Gibson, si les Red Wings de Détroit continuent de décevoir. Le Kraken de Seattle pourrait également envisager de céder Joey Daccord, dont le contrat à 5 millions de dollars annuels est un excellent rapport qualité-prix.
Le marché des agents libres pour les gardiens
Avec le départ des contrats de Skinner et Pickard le 1er juillet 2026, les Oilers pourraient reconstruire leur brigade de gardiens à partir de zéro. La classe des agents libres de 2026 comprend des noms tels que Sergei Bobrovsky (peu probable de quitter la Floride), Jacob Markstrom (expérience dans l’Ouest canadien), Frederik Andersen (malgré ses faiblesses en séries), Scott Wedgewood et l’ancien pétrolier Cam Talbot. Les options pour 2027 incluent Darcy Kuemper et Jordan Binnington, mais l’urgence est à régler le poste dès l’été prochain. Il est possible que les Oilers conservent soit Skinner, soit Pickard comme gardien réserviste, mais difficilement les deux.