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deux ans de prison pour un membre du Geuzenbond

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Publié le 26 février 2026 à 16h37. Un militant d’extrême droite, membre du groupe Geuzenbond, a été condamné à deux ans de prison par le tribunal de Rotterdam pour possession illégale d’armes à feu et de munitions, découvertes dans son domicile en Brabant-du-Nord.

  • Un homme de 25 ans a été reconnu coupable de possession illégale d’armes à feu, dont une arme de poing transformée.
  • Le Geuzenbond, organisation identifiée comme d’extrême droite par les services de renseignement néerlandais (NCTV), est au centre de cette affaire.
  • Bien que suspecté initialement de terrorisme, l’accusé n’a finalement pas été inculpé pour ce chef d’accusation.

La police a découvert une importante collection d’armes à feu anciennes, mais toujours opérationnelles, ainsi qu’une quantité considérable de munitions et de pièces détachées dans le domicile de l’accusé, situé dans le village d’Erp. Il avait également en sa possession des manuels et des outils permettant de fabriquer des armes et des munitions. L’homme avait été arrêté en août 2025 suite à un signalement du service de renseignement AIVD, qui le soupçonnait de préparer des actes de violence contre des membres du mouvement Antifa.

Lors de la perquisition, les forces de l’ordre ont également trouvé des croix d’armes, des arbalètes, des gilets tactiques, des répliques d’armes automatiques et du poudre (300 grammes). L’accusé a affirmé être un collectionneur passionné d’armes depuis son enfance et a nié toute intention d’utiliser ces armes à des fins violentes. Il s’est décrit comme un « chercheur de sensations fortes » et a déclaré qu’il ne voulait pas franchir les limites, mais qu’il ne les évitait pas non plus.

Le service de probation, cependant, a exprimé de sérieuses préoccupations quant à la radicalisation de l’homme, estimant qu’il se situait dans une « zone grise entre une forme extrême de militantisme et l’extrémisme de droite ». Il avait notamment participé à des événements organisés par le Geuzenbond et avait suivi une formation militaire en Ukraine pour combattre les forces russes, ce qui, selon le service de probation, confirme sa volonté d’utiliser les armes.

Le tribunal a pris en compte ces éléments dans sa décision et a imposé à l’accusé des conditions de libération spécifiques, notamment l’obligation de suivre une thérapie psychologique et de se soumettre à des visites à domicile du service de probation. Les armes confisquées ne lui seront pas restituées, à l’exception de deux fusils de chasse qui ne sont pas soumis à une réglementation stricte et qu’il pourra récupérer.

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