Karlsruhe est confrontée à une crise dans le secteur de la petite enfance : deux organismes gestionnaires de crèches, Lenitas gGmbH et Pro-Liberis gGmbH, ont déposé le bilan. Cette situation met en péril l’avenir de 29 établissements et l’emploi de près de 600 personnes.
Les deux organismes, qui accueillent environ 1 500 enfants, n’ont pas pu verser les salaires de janvier à leurs employés. Le paiement devrait être rattrapé grâce à l’indemnité d’insolvabilité. Néanmoins, l’activité des crèches se poursuit pour l’instant, en attendant l’élaboration d’un plan de restructuration avec l’aide d’un administrateur judiciaire.
Dans une communication adressée aux parents, la direction conjointe des organismes gestionnaires évoque une « réorganisation économique ». Elle explique que la crise de liquidité est due à la hausse générale des prix. L’objectif affiché est de « pérenniser Pro-Liberis et Lenitas afin de continuer à garantir une qualité d’accueil élevée », selon leurs propres termes.
La situation place la ville de Karlsruhe sous pression. Les experts en droit des faillites Jürgen Erbe (Pro-Liberis) et Holger Blümle (Lenitas), du cabinet Schultze & Braun, recherchent des solutions avec la direction. Ils misent sur une participation financière accrue des communes concernées, en raison de l’existence d’un droit légal à une place en crèche.
« Notre objectif est d’assurer la pérennité des deux entreprises et de leurs établissements, et nous pensons avoir de bonnes chances d’y parvenir dans les prochaines semaines », ont-ils déclaré. « Toutefois, le succès dépendra également des discussions en cours avec les organismes financeurs publics. »
Cependant, la ville de Karlsruhe elle-même traverse une grave crise financière et a récemment réduit ses subventions, compliquant ainsi la recherche de solutions.