Home International Deux Nigérians tués en combattant pour la Russie, la RDC signale un changement de cessez-le-feu dans le conflit à l’Est

Deux Nigérians tués en combattant pour la Russie, la RDC signale un changement de cessez-le-feu dans le conflit à l’Est

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Publié le 13 février 2026 23:55:00. Des ressortissants nigérians et ougandais sont recrutés par la Russie pour combattre en Ukraine, suscitant des inquiétudes quant à des promesses fallacieuses et des violations des droits humains. Parallèlement, la RDC accepte le principe d’un cessez-le-feu dans l’est du pays, tandis que l’Afrique du Sud se prépare à déployer son armée contre la criminalité et l’exploitation minière illégale.

  • Deux Nigérians ayant combattu du côté russe ont été tués dans la région de Louhansk, en Ukraine.
  • La République Démocratique du Congo a accepté le principe d’un cessez-le-feu avec le M23, avec des conditions strictes.
  • L’Afrique du Sud va déployer son armée pour lutter contre le crime organisé et l’exploitation minière illégale.

Les autorités ukrainiennes ont identifié les deux Nigérians décédés comme Hamzat Kazeen Kolawole et Mbah Stephen Udoka. Ils servaient au sein du 423e régiment de fusiliers motorisés de la Garde russe et ont péri fin novembre lors d’une tentative d’assaut près de Louhansk. Selon les renseignements militaires ukrainiens, les deux hommes avaient signé des contrats avec l’armée russe au second semestre 2025, sans aucune formation préalable. Kolawole laisse derrière lui une femme et trois enfants. Les forces ukrainiennes affirment qu’ils ont été tués par une frappe de drone.

Ces décès interviennent alors que la Russie est de plus en plus accusée de recruter des étrangers en leur faisant de fausses promesses d’emplois bien rémunérés. Des enquêtes et des vidéos diffusées en ligne révèlent que des Africains, notamment des Ougandais, sont attirés en Russie avec des offres d’emploi qui se révèlent être des engagements militaires. Des réseaux de recrutement ciblant les vétérans ont été démantelés en Ouganda, certains candidats étant interceptés avant leur départ et d’autres confirmés morts en Ukraine. Les survivants témoignent d’avoir été contraints de signer des contrats militaires sous la menace d’armes. Des organisations de défense des droits de l’homme et des journalistes mettent en garde contre le nombre potentiellement élevé d’Africains engagés malgré eux dans ce conflit.

Sur un autre front, la République Démocratique du Congo a annoncé son accord de principe pour un cessez-le-feu dans l’est du pays, dans l’espoir de mettre fin aux combats avec le M23, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda. Kinshasa exige un gel strict et immédiat des positions actuelles, ainsi que l’arrêt des renforts militaires et du soutien extérieur aux groupes armés. Cette décision fait suite à un appel de l’Angola à un cessez-le-feu à partir du 18 février. La Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) se prépare à surveiller la trêve, et des reconnaissances aériennes sont prévues à Uvira. Les négociations sont désormais menées par l’Union africaine, avec la médiation du président togolais Faure Gnassingbé et le soutien du président angolais João Lourenço.

En Afrique du Sud, le président Cyrille Ramaphosa a annoncé le déploiement de l’armée pour soutenir la police dans la lutte contre le crime organisé et l’exploitation minière illégale, en particulier dans les provinces de Gauteng et du Cap-Occidental. Le président Ramaphosa a qualifié le crime organisé de menace immédiate pour la démocratie, soulignant son rôle dans la violence des gangs et l’exploitation illégale de l’or. L’Afrique du Sud enregistre plus de 20 000 meurtres par an. Le gouvernement prévoit également d’embaucher 5 500 policiers supplémentaires et de renforcer le renseignement.

Par ailleurs, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a déclaré que les abus commis par les Forces de soutien rapide (RSF) du Soudan lors de la prise d’El Fasher, au Darfour, pourraient constituer des crimes de guerre et potentiellement des crimes contre l’humanité. Un rapport de l’ONU indique que plus de 6 000 personnes ont été tuées lors des trois premiers jours de l’offensive des RSF en octobre 2025. Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a appelé à la fin de ces violations et à une action urgente des pays influents, notamment en respectant l’embargo sur les armes.

Le Mozambique se prépare à l’arrivée du cyclone Gezani, quelques jours après que la tempête a frappé Madagascar, causant la mort d’au moins 38 personnes et dévastant la ville de Toamasina. Gezani devrait toucher la ville portuaire d’Inhambane, provoquant des restrictions de navigation et des avertissements de vents violents. Le Mozambique se remet encore des récentes inondations qui ont touché plus de 700 000 personnes.

Enfin, le Malawi a lancé une nouvelle campagne de vaccination contre la polio après la détection du poliovirus de type 2 dérivé d’un vaccin dans les eaux usées de Blantyre. La campagne vise à vacciner 1,7 million d’enfants. Le Kenya, quant à lui, rouvrira certaines parties de sa frontière avec la Somalie en avril, après 15 ans de fermeture suite aux attaques d’Al-Shabab. Le président William Ruto a annoncé que la réouverture de deux points de passage suivra des évaluations de sécurité et sera accompagnée d’un déploiement massif de forces de sécurité. Le Nigeria a également fixé la date de sa prochaine élection présidentielle au 20 février 2027, avec des élections des gouverneurs d’État prévues le 6 mars.

La Chine a remis une station au sol par satellite à la Namibie, renforçant ainsi son programme spatial en Afrique. L’installation sera exploitée par le gouvernement namibien, avec le soutien technique de la Chine.

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