Publié le 10 octobre 2025 à 01:25. Le Parlement péruvien a voté la destitution de la présidente Dina Boluarte, mettant fin à son mandat marqué par une instabilité politique persistante. Le président du Congrès, José Jerí, a prêté serment pour lui succéder.
Le Congrès du Pérou a officiellement révoqué la présidente Dina Boluarte ce jeudi soir. La décision a été prise à l’issue de l’approbation de quatre motions de destitution déposées contre elle, motivées par une gestion jugée défaillante face à la criminalité organisée et à l’insécurité croissante dans le pays. Ce vote intervient à six mois des élections générales prévues en 2026.
Les 122 voix favorables à la révocation, bien au-delà des 87 requises, témoignent d’un large consensus parlementaire pour mettre fin au mandat de Dina Boluarte. La présidente n’était d’ailleurs pas présente lors de la séance pour présenter sa défense.
Dina Boluarte, première femme à accéder à la présidence du Pérou, termine ainsi un mandat de deux ans et dix mois. Elle avait succédé au président de gauche Pedro Castillo en décembre 2022, alors qu’elle était sa vice-présidente. Son maintien au pouvoir avait reposé sur le soutien d’une coalition de partis de droite actuellement majoritaires au Congrès.
Le fil des événements :
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10 octobre 2025 – 01:19 : Le nouveau président de la République, José Jerí, a prononcé son premier message à la Nation. Il a qualifié son gouvernement de « transitoire » et « à large assise », appelant à la construction d' »accords minimaux » et déclarant la guerre au crime organisé. Il a également souligné la nécessité d’un pouvoir judiciaire et d’un ministère public forts, exhortant le Congrès à « changer l’histoire » pour bâtir le Pérou espéré par les générations actuelles et futures.
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10 octobre 2025 – 01:02 : José Jerí a prêté serment en tant que nouveau président du Pérou, succédant à Dina Boluarte.
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10 octobre 2025 – 00:44 : Dans un message télévisé, l’ancienne présidente Dina Boluarte a brièvement mentionné les réalisations de son gouvernement. La diffusion de son allocution a été interrompue par la chaîne d’État TV Perú afin de couvrir la séance d’investiture de José Jerí au Parlement.
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10 octobre 2025 – 00:02 : L’avocat de Dina Boluarte, Juan Carlos Portugal, a annoncé que la présidente ne comparaîtrait pas devant le Congrès, jugeant le processus attentatoire aux « droits constitutionnels ». Le président du Congrès, José Jerí, a confirmé cette absence et l’intention du Parlement de poursuivre la procédure de destitution.
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9 octobre 2025 – 23:30 : Dina Boluarte devait s’adresser à la Nation dans un contexte politique critique, marqué par le soutien croissant du Congrès en vue de sa destitution.
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9 octobre 2025 – 22:45 : Le Congrès péruvien a accepté les motions de destitution contre Dina Boluarte et a immédiatement lancé la procédure. La séance plénière a voté à une large majorité pour destituer la cheffe de l’État, qui devait ensuite présenter sa défense.
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9 octobre 2025 – 22:43 : En cas de destitution effective, le président du Congrès assumerait la présidence par intérim, dans l’attente de nouvelles élections. Cela ferait de lui le septième président du Pérou depuis 2016.
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9 octobre 2025 – 22:41 : La prochaine étape du processus prévoyait que les parlementaires des partis ayant déposé les motions soutiennent leurs arguments, motivés notamment par une fusillade survenue la veille, ayant causé cinq blessés. Ces partis, ainsi que le Fujimorisme et l’Alliance pour le progrès (APP), figuraient parmi ceux qui soutenaient Dina Boluarte depuis décembre 2022.
Dina Boluarte était également considérée comme la présidente la plus impopulaire d’Amérique latine, avec un taux d’approbation de seulement 3% selon divers sondages, en raison d’accusations de mauvaise gestion et de corruption.
Agence EFE, PÉROU