Home Accueil Divorce : les « sociaux-démocrates » quittent la coalition « BSP – Gauche unie »

Divorce : les « sociaux-démocrates » quittent la coalition « BSP – Gauche unie »

0 comments 72 views

Publié le 21 octobre 2025 13:10:00. Les Sociaux-démocrates ont officiellement annoncé leur retrait de la coalition « BSP – Gauche unie », dénonçant une mainmise des « coulisses » sur le pouvoir et une dérive autoritaire en Bulgarie.

  • Le mouvement politique « Sociaux-démocrates » a quitté la coalition « BSP – Gauche unie », suite à des désaccords profonds concernant la gouvernance du pays.
  • Les Sociaux-démocrates dénoncent une influence excessive des « coulisses » sur les institutions, les partis politiques et les médias, ainsi qu’une érosion de la démocratie et de la liberté d’expression.
  • L’intégration du parti de Delyan Peevski au gouvernement, acceptée par le BSP sans consultation, a été le catalyseur de cette décision.

La leader du mouvement, Elena Noneva, a déclaré lors d’une conférence de presse à Sofia que le retrait était officiellement notifié aux partenaires de coalition. Le mouvement dénonce une situation où les décisions sont prises de manière autoritaire, en dehors des cadres légaux et institutionnels, et où la démocratie et la liberté d’expression sont sévèrement restreintes, la peur s’installant dans la société et les élections étant ouvertement achetées.

Selon les Sociaux-démocrates, les élections locales extraordinaires à Pazardjik ont servi de révélateur, mettant en lumière le « vrai visage des principales forces politiques » bulgares. Ils citent notamment l’affaire de la destitution du président de l’Assemblée nationale et l’humiliation publique de Nataliya Kiselova par le leader du GERB, Boyko Borissov, une situation que le conseil de coalition de gauche aurait acceptée sans résistance.

Le point de rupture est survenu lorsque Boyko Borissov a proposé, puis « ordonné », l’intégration directe du parti de Delyan Peevski au gouvernement. L’acceptation de cette proposition par le BSP, sans consultation des partenaires de coalition, a conduit les Sociaux-démocrates à affirmer leur refus de « s’asseoir à la même table que les coulisses » et de participer à une telle gouvernance.

« Les coulisses ont tenté un peu de recul après que Delyan Peevski a annoncé que son parti soutiendrait le gouvernement sans y participer. Ceci est le résultat de la crainte qu’une démonstration excessive de pouvoir et de dépendance ne suscite un grave mécontentement de la part de l’opinion publique. Mais cette manœuvre ne change rien au fond : les coulisses continuent de diriger la politique bulgare à plein volume, bien que déjà avec une certaine retenue. »

Les Sociaux-démocrates

Le mouvement exprime son espoir de voir émerger un jour une gauche bulgare « véritable, pure, fondée sur des principes et unie, libre de dépendances et d’influences en coulisses ! ». Ils tirent également la sonnette d’alarme, affirmant que la Bulgarie est « au seuil d’un autoritarisme total déguisé en démocratie ».

Les « Sociaux-démocrates » avaient été les premiers à manifester publiquement leur soutien à Kiselova après son élection. Le contexte politique actuel est marqué par des tractations pour une nouvelle répartition du pouvoir, impliquant le GERB-SDS, le « BSP-Gauche unie » et « Il existe un tel peuple », avec la participation potentielle du « DPS-Nouveau départ », suite à une réunion du Conseil de gestion conjoint convoquée par le Premier ministre Rosen Jeliazkov. Les dix partenaires de la Gauche Unie incluent notamment l’ABV, la Social-Démocratie Bulgare – Eurogauche, Ekoglasnost PC, Stand Up Bulgarie, le Parti Communiste de Bulgarie, Thrace PC, le Mouvement pour l’Humanisme Social, la Sécurité et l’Intégration Européennes, et l’Union pour la Patrie.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.