Habitué des propriétés fastueuses, de son penthouse de la Trump Tower à New York jusqu’à son domaine de Mar-a-Lago en Floride, Donald Trump semble avoir trouvé une nouvelle adresse pour ses ambitions immobilières : le palais de Buckingham. Le président américain a exprimé son envie de s’y installer après la publication d’une enquête généalogique révélant un lien de parenté distant avec le roi Charles III.
Cette réaction intervient alors que le souverain britannique et la reine Camilla effectuent une visite d’État de quatre jours aux États-Unis, un voyage visant à célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance américaine et à souligner le partenariat historique entre les deux nations.
« Wow, c’est agréable. J’ai toujours voulu vivre au palais de Buckingham !!! »
Donald Trump, via sa plateforme Truth Social
Le président a ajouté sur le même réseau social qu’il comptait en discuter avec le couple royal « dans quelques minutes ».
Un lien de parenté ancestral
Selon les recherches généalogiques, Donald Trump et Charles III seraient cousins au 15e degré. Ce lien remonterait à un ancêtre commun : le 3e comte de Lennox, un noble écossais et arrière-petit-fils du roi Jacques II d’Écosse.
L’arbre généalogique s’est ensuite divisé en deux branches distinctes. La première a mené à Lord Darnley, époux de Marie Stuart, puis à la dynastie Stuart, avant d’aboutir à la Maison de Windsor et au roi actuel. La seconde branche est passée par les familles Mackay et MacLeod pour atteindre Mary Anne MacLeod, la mère de Donald Trump. Née en Écosse, elle a immigré aux États-Unis en 1930 avant d’épouser le promoteur immobilier Fred Trump.
Une diplomatie entre protocole et humour
Arrivés à Washington le 27 avril, le roi et la reine ont pris part à plusieurs cérémonies officielles, notamment un thé privé, une réception dans les jardins et une revue militaire aux côtés du président et de la première dame, Melania Trump.
Le séjour a été marqué par un moment historique : Charles III est devenu le deuxième monarque britannique, après sa mère la reine Elizabeth II en 1991, à s’adresser à une session conjointe du Congrès. Lors du dîner d’État organisé à la Maison Blanche, le roi a d’ailleurs joué de l’humour en répondant à une remarque du président américain :
« Vous avez récemment commenté, Monsieur le Président, que si ce n’était pas pour les États-Unis, les pays européens parleraient allemand. Oserais-je dire que, si ce n’était pas pour nous, vous parleriez français ? »
Roi Charles III
Un itinéraire à travers les États-Unis
Après Washington, la délégation royale s’est rendue à New York pour visiter le mémorial du 11 septembre et rencontrer des enfants dans une ferme urbaine. Le programme new-yorkais comprenait également des réunions avec des dirigeants financiers et économiques à Manhattan, ainsi qu’une réception pour le King’s Trust.

Le voyage s’achèvera en Virginie. Le couple royal y rencontrera des organisations communautaires et des résidents locaux, assistera à des représentations de groupes culturels appalachiens et participera à une fête de quartier dans un parc national pour célébrer le 250e anniversaire des États-Unis.
Cette visite intervient moins d’un an après le déplacement du président et de la première dame au Royaume-Uni, où ils avaient également été honorés par un dîner d’État.