Publié le 2025-10-03 23:31:00. Donald Trump, alors président américain, a dévoilé à la Maison-Blanche un plan en 20 points visant à mettre fin au conflit à Gaza, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Ce plan aborde également la question d’un État palestinien, un point rejeté par M. Netanyahu.
- Cessation immédiate des hostilités et retrait des forces israéliennes en échange de la libération des otages.
- Libération de prisonniers palestiniens en échange des otages israéliens, vivants et morts.
- Aide humanitaire massive et immédiate à Gaza, incluant la reconstruction des infrastructures.
- Mise en place d’un gouvernement palestinien transitoire technocratique et apolitique supervisé par un comité international présidé par Donald Trump.
- Plan de développement économique axé sur la reconstruction et la création d’emplois à Gaza.
- Démilitarisation de Gaza sous la supervision d’observateurs indépendants et désarmement des factions.
- Non-occupation ni annexion de Gaza par Israël, avec un retrait progressif des forces israéliennes.
- Établissement des conditions pour un chemin crédible vers l’autodétermination et l’État palestinien, sous réserve de la réforme de l’Autorité palestinienne.
Le président américain Donald Trump a présenté lundi un plan en 20 points destiné à mettre un terme au conflit israélo-palestinien, notamment dans la bande de Gaza. Cette proposition, dévoilée à la Maison-Blanche en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a été publiée par la Maison-Blanche dans une traduction de l’agence de presse allemande DPA. Parmi les points clés figure la possibilité d’un État palestinien, une perspective que M. Netanyahu a explicitement rejetée.
Selon les termes du plan, une acceptation mutuelle entraînerait la fin immédiate des hostilités. Les forces israéliennes se retireraient pour faciliter la libération des otages, tandis que toutes les opérations militaires seraient suspendues. Dans les 72 heures suivant l’approbation de l’accord par Israël, tous les otages, vivants et morts, seraient retournés. En contrepartie, Israël libérerait 250 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité et 1 700 Gazaouis arrêtés après le 7 octobre 2023, incluant femmes et enfants. Pour chaque otage israélien dont les restes seraient rendus, Israël libérerait les restes de 15 Gazaouis décédés.
Le plan prévoit également une amnistie pour les membres du Hamas prêts à coexister pacifiquement et à déposer les armes. Ceux qui souhaiteraient quitter Gaza se verraient accorder un passage sûr. L’aide humanitaire affluerait massivement à Gaza, couvrant la restauration des infrastructures essentielles (eau, électricité, eaux usées, hôpitaux, boulangeries) et l’importation de matériel nécessaire. L’entrée et la distribution de cette aide, ainsi que l’ouverture du passage de Rafah, seraient gérées par les Nations Unies, le Croissant-Rouge et d’autres institutions internationales indépendantes.
La gouvernance de Gaza serait confiée à un gouvernement de transition temporaire composé d’un comité palestinien technocratique et apolitique. Ce comité serait supervisé par un nouveau « Comité de la Paix » international, dont Donald Trump prendrait la présidence. Ce comité aurait pour mission de définir le cadre et de financer la reconstruction de Gaza, jusqu’à ce que l’Autorité palestinienne ait achevé son programme de réforme, s’alignant sur les plans de paix précédents du président Trump et les propositions saoudiennes. Un plan de développement économique, élaboré par des experts reconnus pour la création de « villes miracles », viserait à attirer les investissements, à créer des emplois et à offrir de l’espoir aux habitants.
Le plan stipule également qu’aucun habitant ne serait contraint de quitter Gaza, et que ceux qui le souhaiteraient seraient libres de partir et de revenir. Une zone économique spéciale serait créée, avec des conditions tarifaires et d’accès négociées avec les pays participants. Le Hamas et d’autres factions s’engageraient à ne jouer aucun rôle dans l’administration de Gaza, et toute infrastructure militaire serait détruite. Un processus de démilitarisation, supervisé par des observateurs indépendants, inclurait un programme de rachat et de réintégration financé par la communauté internationale.
Des partenaires régionaux apporteraient des garanties quant au respect des obligations par le Hamas et les autres factions. Les États-Unis collaboreraient avec des partenaires arabes et internationaux pour établir un groupe de stabilisation international temporaire (ISF) à Gaza, chargé de former et de soutenir les forces de police palestiniennes et de conseiller la Jordanie et l’Égypte. L’ISF travaillerait avec Israël et l’Égypte pour sécuriser les zones frontalières et empêcher la contrebande d’armes, tout en facilitant le flux des biens de reconstruction.
Israël s’engagerait à ne pas occuper ni annexer Gaza. Une fois la stabilité assurée par l’ISF, les forces israéliennes se retireraient progressivement, cédant le contrôle à l’ISF, à l’exception d’une présence de sécurité périmétrique maintenue jusqu’à ce que Gaza soit suffisamment protégée contre les menaces terroristes. Si le Hamas venait à rejeter la proposition, les mesures prévues seraient appliquées dans les zones libérées de la terreur.
Enfin, le plan prévoit la mise en place d’un dialogue interreligieux pour promouvoir la tolérance et la coexistence pacifique. La reconstruction de Gaza et la réforme de l’Autorité palestinienne créeraient les conditions nécessaires à un chemin crédible vers l’autodétermination et l’État palestinien, un objectif reconnu par les États-Unis comme un effort du peuple palestinien. Les États-Unis faciliteraient un dialogue entre Israéliens et Palestiniens pour établir un horizon politique propice à une coexistence pacifique et prospère.