Home International Donald Trump rencontre Benjamin Netanyahu pour discuter du « dossier Iran », et Witkopf passe de la table des négociations au porte-avions

Donald Trump rencontre Benjamin Netanyahu pour discuter du « dossier Iran », et Witkopf passe de la table des négociations au porte-avions

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Publié le 8 février 2026 à 02h03. Une rencontre cruciale est prévue mercredi à Washington entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien président américain Donald Trump, alors que les négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis reprennent, suscitant des inquiétudes quant à l’inclusion du programme balistique iranien dans les discussions.

  • Le bureau de Netanyahu a annoncé une rencontre avec Trump pour discuter des négociations avec l’Iran.
  • Israël insiste pour que toute négociation inclue des restrictions sur les missiles balistiques iraniens et la fin du soutien aux groupes alliés de Téhéran.
  • Les négociations entre l’Iran et les États-Unis, relancées à Oman, doivent reprendre début février.

La rencontre entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump, prévue le 11 février 2026, marquerait leur septième échange depuis le retour de ce dernier à la Maison Blanche en janvier 2025. Cette réunion intervient après des pourparlers préliminaires entre l’Iran et les États-Unis, tenus à Oman le vendredi précédent. L’ancien président Trump a ensuite annoncé la reprise des négociations en début de semaine, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a évoqué un prochain cycle de discussions sans préciser de date.

Selon des sources diplomatiques, l’avancement de la date initialement prévue du 18 février pour la rencontre entre Trump et Netanyahu n’a pas été commenté par les parties concernées. Israël semble accorder une importance particulière à cette discussion, compte tenu de ses préoccupations concernant le programme nucléaire iranien et son influence régionale.

Les craintes d’un échec des négociations persistent, notamment en raison des positions divergentes des parties. Les responsables iraniens ont d’emblée exclu toute discussion sur leur programme de missiles, affirmant leur droit à l’enrichissement de l’uranium. Téhéran possède l’un des plus importants arsenaux de missiles du Moyen-Orient.

Un diplomate de la région, informé des détails des négociations, a révélé que l’Iran avait insisté sur son « droit d’enrichir de l’uranium » lors des discussions avec les États-Unis, sans que la question des capacités de missiles de Téhéran ne soit abordée.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a exprimé son espoir de voir les négociations reprendre prochainement, tout en réaffirmant les lignes rouges de Téhéran et en mettant en garde contre toute action militaire américaine. Dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al Jazeera, diffusé sur sa chaîne Telegram, il a déclaré que le programme de missiles iranien était « non négociable ».

« L’enrichissement de l’uranium est un droit inhérent de l’Iran et doit se poursuivre. Mais nous sommes prêts à parvenir à un accord rassurant sur l’enrichissement. »

Abbas Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères

Il a souligné que la question nucléaire iranienne ne pouvait être résolue que par la négociation et que le programme de missiles était lié à une « question de défense ». Téhéran a systématiquement refusé d’élargir le champ des négociations au-delà de la question nucléaire.

Araqchi a également averti que Téhéran ciblerait les bases américaines dans la région en cas d’attaque sur son territoire.

Les puissances mondiales et les pays de la région craignent qu’un échec des négociations ne déclenche un nouveau conflit entre les États-Unis et l’Iran, avec des conséquences potentielles pour l’ensemble de la région productrice de pétrole.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al Busaidi, a souligné le sérieux des négociations et la nécessité d’une étude approfondie de leurs résultats à Téhéran et à Washington, dans l’optique d’une reprise des discussions au moment opportun.

Les négociations de vendredi étaient les premières depuis l’échec des pourparlers nucléaires entre l’Iran et les États-Unis l’année précédente, suite à une campagne de bombardements israéliens sans précédent contre l’Iran qui avait déclenché une guerre de 12 jours.

Parallèlement, les principaux négociateurs américains pour l’Iran, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont visité le porte-avions américain USS Abraham Lincoln en mer d’Oman, un geste interprété comme un signal de la menace persistante d’une action militaire américaine dans la région. Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé cette visite sur les réseaux sociaux.

Witkoff a déclaré que le porte-avions et son groupe d’attaque « préservent notre sécurité et soutiennent le message de paix par la force du président Trump ». Il a également évoqué un incident survenu mardi en mer d’Oman, où un drone iranien s’était approché du porte-avions, et a précisé qu’un pilote américain l’avait abattu.

Le renforcement de la présence militaire américaine dans la région fait suite à la répression des manifestations en Iran, qui ont débuté fin décembre, motivée par des revendications économiques.

Les autorités iraniennes ont reconnu la mort de 3 117 personnes lors de ces manifestations et ont publié une liste de 2 986 noms, affirmant que la majorité des victimes étaient des membres des forces de sécurité et des passants innocents. Les organisations internationales estiment cependant que le nombre de victimes est plus élevé.

L’agence de presse américaine Human Rights Activists News Agency (Hrana), qui suit les événements depuis le début des manifestations, a vérifié 6 872 décès, la plupart parmi les manifestants, et a 11 280 autres cas en cours d’investigation. L’agence a également recensé plus de 50 000 arrestations.

Dans un contexte de contestation croissante, les autorités iraniennes ont arrêté Gurban Behzadianjad, une figure réformatrice de premier plan et l’un des signataires du « Manifeste des 17 », publié suite aux manifestations. Selon la chaîne réformiste Shargh, Behzadianjad a été enlevé à son domicile le 7 février, sans que l’on sache qui est responsable de son arrestation ou les accusations portées contre lui.

Ce manifeste accuse le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, de « crimes contre l’humanité » suite à la mort de manifestants et appelle à sa poursuite ainsi qu’à la chute de la République islamique.

L’agence de presse extrémiste Tasnim a accusé Hehzadianinejad de soutenir des « groupes terroristes » lors des manifestations et l’a décrit comme un conseiller de Mir Hossein Mousavi, leader du Mouvement vert de 2009, assigné à résidence depuis 2011.

Abdullah Momeni, Mehdi Mahmoudian et Vida Rabbani, trois autres signataires de la même déclaration, ont également été arrêtés le 31 janvier.

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