Publié le 13 février 2026 à 20h17. Le président américain Donald Trump a annoncé son intention de se rendre au Venezuela, après une opération militaire qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro et à un rapprochement inattendu entre Washington et Caracas.
- Donald Trump a déclaré qu’il visiterait le Venezuela, sans préciser de date.
- Les États-Unis ont autorisé Repsol et d’autres multinationales à reprendre leurs activités au Venezuela.
- Washington souhaite relancer la production pétrolière vénézuélienne, la plus importante au monde.
Donald Trump a affirmé qu’il se rendrait au Venezuela, lors d’une brève conversation avec un journaliste de la Maison Blanche. « Je visiterai le Venezuela », a-t-il déclaré, ajoutant toutefois : « Nous n’avons pas encore décidé » quant à la date de ce voyage.
Cette annonce intervient après une opération militaire menée par les États-Unis le 3 janvier, qui a abouti à la capture de Nicolás Maduro. Son épouse a également été arrêtée. Cette intervention, la plus importante dans la région depuis l’expulsion de Manuel Noriega de Panama en 1989, a ouvert la voie à un changement de régime à Caracas.
Le président Trump a également indiqué que les relations avec le Venezuela étaient « aussi bonnes qu’on puisse le souhaiter », louant le travail de Delcy Rodríguez, qui a pris les rênes du pays après la capture de Maduro. « Elle fait un excellent travail », a-t-il affirmé.
Washington a récemment assoupli les restrictions imposées à l’industrie pétrolière vénézuélienne, autorisant l’octroi de licences pour la fourniture d’équipements, l’affrètement de navires et certaines opérations portuaires et aéroportuaires. Repsol et d’autres entreprises multinationales sont ainsi autorisées à reprendre leurs activités dans le pays.
Le secrétaire américain à l’Énergie, Cris Wright, a déclaré que Donald Trump était « passionnément engagé » dans la transformation des relations entre les États-Unis et le Venezuela, rompues en 2019. Wright a fait cette déclaration après une réunion à Caracas avec la présidente vénézuélienne par intérim.
Les États-Unis souhaitent également stimuler la production pétrolière du Venezuela, qui possède les plus grandes réserves prouvées d’hydrocarbures de la planète, estimées à environ 303 milliards de barils.
Delcy Rodríguez, auparavant vice-présidente de Maduro, mène actuellement un programme d’accords pétroliers et de libération de prisonniers politiques, sous la pression de l’administration Trump.
Lors d’une visite dans une base militaire de Caroline du Nord, Trump a rencontré les soldats ayant participé à la capture de Maduro, qui est actuellement en attente de jugement à New York pour trafic de drogue. Interrogé sur la reconnaissance de Delcy Rodríguez comme dirigeante légitime, Trump a répondu :
« Nous le faisons déjà. »
Donald Trump, président des États-Unis
Donald Trump et Delcy Rodríguez. Photo: PA