Dans le paysage mondial des métropoles confrontées à un avenir incertain, Dubaï et Abu Dhabi se distinguent par leur capacité d’adaptation. Les deux émirats des Émirats arabes unis figurent en bonne place dans l’Indice de Résilience des Villes Mondiales (GCRI), un classement qui évalue la préparation des villes face aux chocs économiques, environnementaux et technologiques.
Dubaï s’est hissée à la quatrième place de ce classement, une performance notable qui la positionne comme un modèle de développement urbain résilient et tourné vers l’avenir. Abu Dhabi n’est pas en reste, occupant la treizième position. Cette double présence au sein du top 15 mondial témoigne d’une stratégie nationale ambitieuse, axée sur la résilience à long terme, l’innovation dans les infrastructures, l’inclusivité sociale et une gouvernance avant-gardiste.
Le rapport, dévoilé lors du forum FII9 à Riyad, a été élaboré par Kearney et l’Institut Future Investment Initiative (FII). Il établit une référence pour les villes émergentes, montrant comment elles peuvent anticiper et naviguer les défis du XXIe siècle.
Une évaluation multicritères
L’Indice de Résilience des Villes Mondiales se démarque par son approche holistique. Il évalue 31 métropoles sur leur aptitude à transformer les perturbations – climatiques, technologiques ou sociales – en opportunités de croissance durable. Cinq dimensions clés sont passées au crible :
- La gouvernance institutionnelle
- La finance et les affaires durables
- La technologie et l’innovation
- Le capital social et humain
- L’intégration mondiale
Londres, Amsterdam et New York occupent respectivement les trois premières marches du podium. Dubaï suit à la quatrième place, juste devant Toronto, cinquième.
Des avancées régionales significatives
Au-delà de ces performances, le rapport souligne également la dynamique de développement dans la région. Riyad se positionne comme un leader mondial dans le domaine de la technologie et de l’innovation, portée par les investissements massifs de l’Arabie saoudite dans l’entrepreneuriat, les infrastructures numériques et les réformes initiées dans le cadre de la Vision 2030.
De son côté, Doha se classe parmi les six premières villes au monde pour sa résilience économique. Cette performance est attribuée à ses politiques de diversification et de croissance, reflétant une tendance plus large dans le Golfe vers une résilience institutionnalisée et une compétitivité accrue.
La résilience, une préparation systémique
Bob Willen, associé directeur mondial et président de Kearney, insiste sur le fait que la résilience ne se résume plus à la gestion de crise, mais à une préparation systémique aux chocs futurs. Il explique : « L’Indice de Résilience des Villes Mondiales comble une lacune critique en mesurant non pas la situation actuelle des villes, mais leur préparation systémique à prospérer demain. Cette collaboration avec l’Institut FII crée un outil d’action tourné vers l’avenir que les dirigeants des villes, les investisseurs et les citoyens peuvent utiliser pour renforcer la capacité d’adaptation. »
Il encourage ainsi les décideurs à intégrer la résilience au cœur des institutions, des stratégies d’investissement et de l’engagement civique, en faisant un processus continu et partagé.
Richard Attias, président du comité exécutif du FII Institute, salue la démarche : « Ce rapport identifie utilement les villes, telles que Dubaï et Londres, qui ont le potentiel de s’adapter et de prospérer face à des changements imprévus. Les villes jouent un rôle central dans l’économie mondiale et génèrent la prospérité de multiples façons. La capacité de toute ville à résister aux chocs est une chose à laquelle les dirigeants et les entreprises doivent réfléchir avec une extrême prudence. »
En définitive, Dubaï et Abu Dhabi confirment leur statut de villes résilientes, renforçant l’image des Émirats arabes unis comme un leader régional dans la création d’écosystèmes urbains adaptatifs, alliant infrastructures intelligentes, durabilité et gouvernance inclusive.