Publié le 7 février 2026 15:19:00. La course aux taux d’intérêt sur les dépôts à terme en pesos argentins s’intensifie, poussant les épargnants à évaluer les sommes nécessaires pour générer un revenu mensuel confortable, tandis que les banques ajustent leurs offres dans un contexte d’inflation persistante.
- Pour percevoir 100 000 $ (environ 3,5 à 5,7 millions de pesos) d’intérêts par mois, le capital requis varie considérablement selon les établissements financiers.
- Les banques en ligne proposent des taux plus attractifs, dépassant souvent les 30 % par an, tandis que les banques traditionnelles affichent des rendements plus conservateurs, entre 23 % et 27 %.
- La concurrence accrue entre les banques vise à maintenir la liquidité et à attirer les épargnants dans un environnement économique incertain.
Le débat autour des taux d’intérêt à terme fixe en pesos domine le paysage financier argentin depuis le début de l’année 2026. Les banques ont récemment mis à jour les intérêts offerts sur les dépôts à terme, modifiant les options disponibles pour ceux qui cherchent à protéger leur épargne en monnaie locale. Cependant, certaines des principales institutions financières ont ajusté leurs rendements à la baisse ces derniers jours.
Cette rivalité bancaire se manifeste dans les taux publiés quotidiennement auprès de la Banque centrale de la République argentine (BCRA), créant des écarts notables entre les banques traditionnelles et les plateformes numériques proposant des conditions fixes. Les grandes banques ont tendance à ajuster leurs taux de manière plus prudente, tandis que les entités en ligne affichent des augmentations plus significatives, impactant ainsi les rendements mensuels.
Dans ce contexte, de nombreux épargnants se demandent quel capital est nécessaire pour percevoir 100 000 $ par mois uniquement grâce aux intérêts. La réponse dépend du taux nominal annuel (TNA) proposé par chaque établissement. Aux taux actuels, le montant requis pour atteindre ce revenu mensuel oscille entre 3,5 millions et 5,7 millions de pesos, selon la banque choisie.
Parmi les banques traditionnelles, Banco Macro affiche le TNA le plus élevé, à 27 %, suivi par Banco de la Nación Argentina avec 26 %, et Banco Credicoop et Banco Provincia avec 25 %. L’ICBC propose un taux de 23,5 %, tandis que Banco Santander, Banco Ciudad, Banco Galicia et BBVA offrent un taux annuel de 23 %.
Pour obtenir un revenu mensuel de 200 000 $ d’intérêts, les sommes à immobiliser sont considérablement plus importantes. Dans les banques affichant les taux les plus bas, comme BBVA ou Santander, le capital nécessaire s’élève à 5,2 millions de pesos.
D’autres options existent sur le marché, avec des écarts plus marqués entre les banques autorisant des conditions fixes en ligne sans exiger d’être client. La concurrence pour attirer les dépôts a poussé ces établissements à proposer des taux supérieurs à 30 % par an. Banco VOII, Banco de Comercio et Banco CMF se positionnent en tête avec 33,5 %, suivis par Banco Meridian avec 33,25 %, tandis que Banco Provincia de Tierra del Fuego offre 25 %.
Avec ces taux plus élevés, le capital requis pour percevoir 100 000 $ par mois est considérablement réduit. Dans les banques versant environ 33,5 % par an, il suffit d’un peu plus de 3,5 millions de pesos, tandis qu’avec des taux proches de 25 %, le montant nécessaire s’élève à environ 4,6 millions de pesos. L’écart entre les délais fixes traditionnels et en ligne peut ainsi dépasser 1,1 million de pesos pour le même objectif de revenu.
Récemment, plusieurs institutions financières ont commencé à adopter des niveaux proches de 30 % par an comme nouveau seuil de référence pour les dépôts en pesos. Ce comportement répond, d’une part, au besoin des banques de maintenir leur liquidité dans un contexte de concurrence accrue, et d’autre part, à l’intérêt des épargnants d’améliorer la performance de leur argent dans un contexte d’inflation plus maîtrisée. Bien que le rythme de hausse des prix ait ralenti, il est resté ces derniers mois autour d’une moyenne proche de 2 % par mois, un facteur qui continue d’influencer les décisions d’épargne à court terme.
Bien que les délais fixes permettent d’accéder à un revenu mensuel prévisible, leur attractivité doit être analysée en termes réels. La rentabilité finale dépendra de la capacité des taux proposés à suivre l’évolution des prix et des ajustements que les banques pourraient appliquer dans les mois à venir. Un revenu mensuel de 100 000 $ peut donc constituer un complément à court terme, sans pour autant garantir une amélioration durable du pouvoir d’achat.