Home Sciences et technologies Early NFL trends: Record-worst starts for Cowboys, Bengals, Eagles

Early NFL trends: Record-worst starts for Cowboys, Bengals, Eagles

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Les premières semaines de la saison NFL sont souvent le théâtre d’analyses prématurées sur les statistiques. Mais loin des projections fantaisistes, un examen approfondi des performances passées révèle des tendances plus nuancées. Alors que certains clubs affichent un bilan surprenant, d’autres peinent à confirmer leur statut. Décryptage des performances notables et des contre-performances après quatre matchs, à travers le prisme de l’analyse statistique.

Défense aérienne des Cowboys : une dégringolade historique

Si vous suivez lesDallas Cowboys cette saison, leur actuelle huitième place parmi les pires défenses aériennes ne vous surprendra guère. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 189 yards concédés, 10 touchdowns à la passe (à égalité avec Chicago) et une moyenne alarmante de 8,5 yards nets par tentative de passe. Seul bémol, leur performance mitigée face aux Eagles lors de la première semaine, où Jalen Hurts n’avait amassé que 152 yards. Cependant, un soupçon était déjà là avec 19 passes complétées sur 23. Russell Wilson des Giants a ensuite profité d’un match en prolongation pour engranger 450 yards, suivi par Caleb Williams des Bears et ses 298 yards et quatre touchdowns, avant que Jordan Love des Packers ne compile 337 yards lors d’un autre match nul en prolongation.

Cette faiblesse attendue, malgré des joueurs talentueux en défense comme les cornersbacks Trevon Diggs et DaRon Bland, s’explique en partie par une pression sur le quarterback défaillante (27e en taux de réussite, à 30,4%). Le nouveau coordinateur défensif, Matt Eberflus, privilégie une couverture en zone à 84% des actions, une stratégie qui ne porte pas ses fruits. Historiquement, aucune équipe n’a terminé une saison complète avec une défense aérienne aussi médiocre. Le record de yards nets par passe concédée sur une saison est de 8,2 par les Baltimore Colts en 1981, suivis par aucune équipe dépassant 8,0. Ces défenses se retrouvent souvent parmi les plus faibles de la ligue, et la plupart d’entre elles terminent avec un bilan négatif. La seule exception notable est celle des Detroit Lions en 2016, qui, malgré une défense aérienne catastrophique en début de saison, ont fini avec un bilan de 9 victoires pour 7 défaites.

Défense au sol des Giants : un naufrage annoncé ?

Les New York Giants se classent actuellement comme la troisième pire défense au sol de la ligue. Bien qu’ils aient concédé 612 yards à la course, leur moyenne de 6,1 yards par tentative est alarmante, se plaçant à égalité avec les Bears pour la dernière place. Si l’on exclut les courses de quarterback et les actions de fin de match, ce chiffre monte à 6,2 yards par porteur, Chicago étant à 5,9. Seul Omarion Hampton, auteur d’un match à plus de 100 yards lors de la quatrième semaine, a véritablement profité de cette brèche, mais l’efficacité est globalement constatée contre la quasi-totalité des équipes adverses.

Malgré un taux de réussite de 31,1% dans les duels au sol, les Giants affichent une fragilité criante dans le second rideau, concédant en moyenne 1,83 yard après le premier contact, soit plus de 10 yards au-delà de la ligne de scrimmage. Seule la défense de Chicago fait pire. Les statistiques historiques montrent que la moyenne la plus élevée de yards concédés par tentative de course sur une saison complète est de 5,4 par les Chargers en 2022, et la pire DVOA pour une défense au sol est de 20,6% par les Houston Oilers en 1983. Ces chiffres devraient donc logiquement s’améliorer pour les Giants. L’importance de la défense au sol est toutefois moindre que celle de la défense aérienne. Le véritable défi pour New York réside dans la capacité de leur quarterback rookie, Jaxson Dart, et de leur attaque, privée de leur receveur principal Malik Nabers, à être performants.

Les Eagles : 4 victoires, mais une performance en dents de scie

À l’instar des Chiefs la saison passée, les Philadelphia Eagles, actuels champions en titre, présentent des statistiques inhabituelles pour une équipe invaincue après quatre matchs. Ils se classent 17e en DVOA offensive et 14e en DVOA défensive, malgré un calendrier relevé. Leur classement général est donc de 12e, derrière trois équipes à 2 victoires et 2 défaites. La particularité de leur parcours réside dans le fait d’avoir été dominés en termes de yards gagnés lors de leurs quatre victoires. Seule l’équipe des Cardinals en 2012 avait connu une situation similaire, ne remportant qu’un match supplémentaire par la suite.

Une des raisons de ce classement DVOA peut être attribuée à trois blocs de coups de pied (deux field goals et un punt) dont deux ont été retournés pour des touchdowns. Ces actions, considérées comme « non prédictives », ne sont pas intégrées dans le calcul de la DVOA, malgré la stratégie et la compétence qu’elles ont nécessitées. Cependant, même sans cette analyse, les chiffres bruts parlent. La force de Philadelphie réside dans sa capacité à capitaliser sur les moments clés et à gagner grâce à un calendrier favorable à venir, avec notamment deux confrontations contre les Giants. L’indice Football Power Index d’ESPN les classe toujours quatrièmes dans la ligue, et les simulations leur donnent les meilleures chances de remporter la NFC.

Bengals : une saison compromise sans Joe Burrow ?

L’absence de Joe Burrow, blessé en début de saison, pèse lourdement sur les Cincinnati Bengals. Le remplaçant Jake Browning, qui avait mené l’équipe à un bilan de 4 victoires pour 3 défaites en fin de saison dernière, peine cette année, affichant un QBR de 42,4. L’équipe a subi deux défaites consécutives, aggravées par des victoires initiales étriquées et une défense classée 27e en DVOA. Seuls les Titans affichent un différentiel de points plus bas que celui des Bengals (-58).

Les données historiques montrent que peu d’équipes ayant un début de saison aussi difficile ont réussi à se qualifier pour les playoffs. Sur dix équipes présentant un bilan similaire depuis 1978, seule l’équipe des Colts en 1992, privée de son quarterback titulaire pendant les trois premiers matchs, a réussi à terminer avec un bilan positif. Les autres équipes ont toutes connu des saisons décevantes, avec plus de dix défaites. Sans Burrow pour la majeure partie de la saison 2025, il est difficile d’imaginer les Bengals éviter une telle issue.

Puka Nacua : en route vers un record historique ?

Puka Nacua réalise une entame de saison exceptionnelle, égalant le record de réceptions lors des quatre premiers matchs avec 42. Ses performances sont remarquables : 10 réceptions pour 130 yards face à Houston, suivies de 8 réceptions pour 91 yards contre Tennessee, puis 11 réceptions pour 112 yards face à Philadelphie, et enfin 13 réceptions pour 170 yards contre Indianapolis. Il est important de noter qu’aucun des joueurs ayant atteint ce jalon n’a finalement battu le record absolu de réceptions sur une saison, détenu par Michael Thomas avec 149 en 2019 (alors qu’il n’en avait « que » 34 lors des quatre premiers matchs). Cooper Kupp avait quant à lui accumulé 145 réceptions en 2021 dans le même schéma offensif.

Malgré un calendrier qui se complique pour l’attaque des Rams, qui ont affronté jusqu’à présent des défenses d’une difficulté moyenne, Puka Nacua a toutes les cartes en main pour battre le record de réceptions sur une saison, à condition de disputer les 17 matchs. Le rythme actuel et la présence de ce receveur talentueux dans une attaque performante plaident en sa faveur.

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