Publié le 2025-11-01 15:45:00. Près de cinq mois avant les élections générales de 2026, la course à la présidence s’annonce déjà intense avec plus de 60 personnalités ayant manifesté leur intention de briguer le suffrage, selon une analyse du journal El Comercio. L’échéance du 31 octobre marquait la fin de la période d’enregistrement des formules présidentielles et des listes parlementaires auprès des formations politiques.
- Plus de 60 candidats potentiels se sont déclarés, issus de 39 formations politiques.
- Le 31 octobre était la date limite pour la définition interne des candidatures au sein des partis.
- Le 7 novembre est la nouvelle échéance pour que les partis soumettent leurs listes à l’Office National des Processus Électoraux (ONPE).
À cinq mois des élections générales de 2026 (EG2026), les stratégies politiques se dessinent déjà. Pas moins de 39 formations politiques, dont trois alliances électorales – Unité Nationale, Fuerza y Libertad et Venceremos –, se préparent à participer au prochain scrutin. Une analyse menée par El Comercio révèle que plus de 60 personnalités ont déjà exprimé leur ambition de briguer la présidence.
La date du 31 octobre marquait la clôture du dépôt des candidatures présidentielles et des listes pour le Congrès (Sénat, Députés) et le Parlement andin auprès des instances internes de chaque parti. Cette étape est cruciale, car elle permet aux formations de définir leurs pré-candidats et d’organiser les listes qui seront soumises aux organes électoraux pour validation. Comme l’explique Roy Mendoza, avocat spécialisé en droit électoral, « le délai répond à une étape électorale dans laquelle les formations politiques qui vont participer au processus doivent définir leurs pré-candidats, c’est-à-dire organiser en interne les listes qui sont présentées pour que les corps électoraux puissent les qualifier et les admettre ». Une fois cette étape interne achevée, les partis ont jusqu’au 7 novembre pour communiquer leurs listes à l’Office National des Processus Électoraux (ONPE).
« Il existe un vide réglementaire », souligne Mendoza. Bien que l’ONPE doive être informé des pré-candidats pour que les partis puissent participer aux élections, la loi ne prévoit pas de sanction spécifique en cas de non-publication des listes sur les sites des partis. Cette opacité, bien que non obligatoire légalement pour tous les groupes, est une pratique de transparence que certains partis ont adoptée, annonçant les listes admises pour le concours interne. José Manuel Villalobos, un autre spécialiste du droit électoral, rappelle que les contestations d’irrégularités lors des primaires ne seront recevables qu’une fois les formules et listes officiellement enregistrées auprès de l’entité électorale, soit après le 7 novembre.
Seuls deux partis, le Parti Aprista péruvien et Renovación Popular, organiseront leurs primaires selon la modalité « un membre, une voix » le 30 novembre. Le premier a vu jusqu’à 15 formules présidentielles se présenter. Les 37 autres formations opteront pour un scrutin indirect, par l’intermédiaire de délégués, dont les résultats détermineront les candidats officiels le 7 décembre.
« Ce qui est vrai, selon la loi sur les formations politiques, les candidats sont tenus de soumettre leur curriculum vitae respectif au moment de présenter leur candidature aux élections primaires. »
Malgré les échéances, les mouvements internes se poursuivent au sein des partis. À la clôture de cette édition, seuls 13 groupes politiques avaient publié leurs listes internes sur leurs sites web, laissant plus de 60 % des formations dans l’attente. Cependant, en tenant compte des déclarations publiques, des entretiens et des publications sur les réseaux sociaux, le nombre de prétendants à la présidence dépasse déjà les 60.
Certains partis, comme Alianza para el Progreso (APP) avec César Acuña, Renovación Popular, et Fuerza Popular, avaient annoncé leurs formules présidentielles quelques jours avant l’échéance. D’autres ont défini leurs candidats à la dernière minute. Au sein du parti fédéral péruvien, fondé par Virgilio Acuña, la présentation d’une formule présidentielle unique était encore en discussion, l’ancien député finissant par se présenter à la première vice-présidence. L’alliance Venceremos, composée de Nuevo Perú et Voces del Pueblo, a vu sa situation se compliquer suite à la condamnation de Guillermo Bermejo à 20 ans de prison pour terrorisme. Bien qu’une formule unique ait été envisagée, le président de Voces del Pueblo, Ronald Atencio, a confirmé que son groupe présentait sa propre liste dirigée par lui-même.
Dans le parti Coopération populaire de l’ancien parlementaire Yonhy Lescano, l’évaluation des profils des militants pour former une formule présidentielle était toujours en cours. Par ailleurs, le parti Sauver le Pérou connaît des luttes internes, avec deux factions de sa direction présentant leurs propres listes en parallèle. Ces diversions illustrent la dynamique complexe qui animera le prochain processus électoral.