Publié le 3 novembre 2025. Après sa victoire surprise aux primaires démocrates pour la mairie de New York, Zahran Mamdani est la cible d’attaques virulentes de la part du président Donald Trump. Ce dernier qualifie le futur maire de « communiste » et menace de mesures drastiques, tandis que Mamdani dénonce une ingérence politique et une attaque contre la démocratie.
- Donald Trump accuse Zahran Mamdani de communisme et évoque son arrestation.
- Le président américain brandit la menace de suspendre le financement fédéral de New York.
- Des mesures de répression en matière d’immigration et une surveillance fédérale accrue sont également envisagées par Trump.
Dans les mois qui ont suivi sa victoire inattendue lors des primaires démocrates pour la succession du maire de New York, Zahran Mamdani fait face à une offensive médiatique et politique menée par le président Donald Trump. Ce dernier a intensifié ses attaques contre celui qui s’apprête à diriger la plus grande métropole américaine, le qualifiant de « communiste fou » et allant jusqu’à menacer de le faire arrêter.
Les attaques de Donald Trump, formulées notamment sur sa plateforme Truth Social en juillet, remettent en question la citoyenneté de Mamdani et n’hésitent pas à évoquer des scénarios d’arrestation. Le président américain a également laissé entendre qu’il pourrait priver New York de financements fédéraux ou y déployer des troupes s’il venait à être élu maire. « En tant que président des États-Unis, je ne permettrai pas à ce communiste fou de détruire New York. Rassurez-vous, je possède toutes les cartes du jeu, et j’ai tous les pouvoirs », a-t-il écrit.
Face à ces déclarations, Zahran Mamdani a réagi avec fermeté, dénonçant les propos de Trump comme une attaque contre la démocratie et une tentative d’intimidation des New-Yorkais. Alors que les derniers sondages d’opinion créditent Mamdani d’une avance significative sur ses adversaires, le magazine Newsweek a analysé les différentes stratégies que Donald Trump pourrait employer en cas de victoire de ce dernier aux élections générales.
Parmi les mesures envisagées par l’administration Trump figurent une intensification des mesures de répression en matière d’immigration. Le programme de Mamdani vise en effet à « fortifier » la ville face aux politiques actuelles, notamment par le retrait des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) des installations new-yorkaises et la fin de la coopération avec cette agence, tout en renforçant le soutien juridique aux immigrants et en protégeant leurs données personnelles. Donald Trump, interrogé sur ces propositions, avait déclaré en juillet : « Eh bien, alors nous allons devoir l’arrêter ». La Maison Blanche pourrait également chercher à contester devant les tribunaux les décisions de l’administration Mamdani, particulièrement en matière d’application des lois relatives à l’immigration.
Une autre menace sérieuse concerne la suspension du financement fédéral. Dès juin, le président avait prévenu qu’il retirerait les fonds si Mamdani ne « changeait pas de comportement » une fois élu. Ces menaces ont été répétées le mois dernier, Trump affirmant qu’il ne ferait pas preuve de générosité envers « un communiste qui prendrait l’argent et le gaspillerait ». L’administration Trump a déjà montré sa détermination en retenant, selon le directeur du Bureau du budget de la Maison Blanche, environ 18 milliards de dollars de financements destinés à des projets d’infrastructure, sous prétexte de garantir que ces fonds ne soient pas basés sur des principes jugés inconstitutionnels de diversité, d’équité et d’inclusion.
Il est également possible que l’administration Trump cherche à imposer une surveillance fédérale accrue, en liant les fonds fédéraux au respect de priorités spécifiques, telles que la coopération avec l’ICE ou le lancement d’enquêtes sur des agences ou des projets municipaux.
Enfin, le déploiement de la Garde nationale ou de forces fédérales à New York est une autre option évoquée. Ces derniers mois, Donald Trump a déjà eu recours à ces troupes pour appuyer son programme en matière de criminalité et d’immigration dans plusieurs villes dirigées par des Démocrates, comme Los Angeles, Chicago et Washington D.C. Il a clairement indiqué qu’une telle mesure pourrait également être envisagée pour New York si Zahran Mamdani était élu maire.