Home Économie Eli Lilly et ses concurrents apparaissent sur les nouvelles de Pfizer

Eli Lilly et ses concurrents apparaissent sur les nouvelles de Pfizer

0 comments 69 views

Le secteur pharmaceutique américain connaît une effervescence notable ces derniers jours, avec une belle envolée des cours de certains géants comme Eli Lilly et Pfizer. Cette dynamique semble directement liée aux récentes discussions entre ces entreprises et l’administration du président Trump concernant une potentielle baisse des prix des médicaments pour le programme Medicaid.

Eli Lilly, en particulier, serait en pourparlers avancés pour s’engager dans une démarche similaire à celle de Pfizer. La volonté affichée par le laboratoire de participer à un tel accord apaise les inquiétudes des investisseurs quant aux risques réglementaires, renforçant ainsi leur confiance. Les marchés interprètent ces accords comme un moyen d’éviter des mesures plus contraignantes, telles que des contrôles de prix plus stricts ou des tarifs douaniers. De plus, l’engagement d’Eli Lilly à développer ses capacités de production sur le sol américain pourrait le prémunir contre d’éventuelles taxes à l’importation, alimentant un sentiment positif chez les investisseurs.

Selon nos informations, Merck et AbbVie seraient également engagés dans des discussions similaires avec l’administration. Sur les trois derniers jours, ces entreprises ont vu leurs actions progresser de manière significative, Eli Lilly (LLY) affichant une hausse de 9 % et Pfizer, AbbVie et Merck grimpant même de 14 %. Seul l’ETF du secteur de la santé dans son ensemble affiche une performance moindre, car il englobe des entreprises qui ne bénéficient pas directement de ces négociations ciblées. Après une année de détention, les investisseurs qui avaient misé sur ces valeurs commencent enfin à voir leurs efforts récompensés.

Le marché immobilier penche désormais en faveur des acheteurs

Parallèlement, le secteur de l’immobilier résidentiel américain se dirige clairement vers un marché d’acheteurs. Les données récentes indiquent une augmentation constante du nombre de vendeurs de biens immobiliers, tandis que le nombre d’acheteurs potentiels reste historiquement bas et continue de diminuer. Le rapport s’établit désormais à environ 1,4 vendeur pour chaque acheteur.

Cette situation explique en grande partie la faible inflation observée sur les prix de l’immobilier. En effet, l’indice des prix des maisons, soutenu par les garanties de Fannie Mae et Freddie Mac, a enregistré une baisse au cours des quatre derniers mois. Un autre facteur contribuant à cette pression baissière sur les prix est la chute notable de l’indice des loyers pour les nouveaux locataires, mesuré par la Fed de Cleveland. Des loyers plus abordables réduisent l’attrait financier de l’achat d’une propriété, incitant ainsi davantage de consommateurs à patienter pour des prix plus bas ou à revoir leurs offres à la baisse.

Des rendements obligataires d’entreprises sous haute tension

Les écarts de rendement entre les obligations d’entreprises et les bons du Trésor américain se situent à des niveaux historiquement bas. Une analyse plus poussée de ces données révèle le couple risque/récompense auquel sont confrontés certains investisseurs en obligations d’entreprise.

Le tableau des écarts de rendement actuels pour divers indices d’obligations d’entreprise par rapport aux rendements du Trésor américain montre que ces écarts sont extrêmement proches de leurs plus bas niveaux observés au cours des vingt dernières années. Pour quantifier le risque lié à ces écarts, considérons une obligation notée BBB avec une maturité de cinq ans. Une augmentation de seulement 20 points de base de l’écart de rendement par rapport à un Trésor américain comparable suffirait à annuler le rendement supplémentaire par rapport aux bons du Trésor sur une période d’un an, en raison de la perte de prix résultante sur l’obligation.

Une variation de 20 points de base est d’ailleurs négligeable sur le graphique illustrant l’évolution de ces écarts. Une augmentation de 2 % ramènerait même cet indicateur à sa moyenne. Ces chiffres suggèrent que les investisseurs en obligations d’entreprise de moindre qualité prennent des risques disproportionnés pour des gains marginaux.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.