Publié le 14 février 2024. Eli Olson, surfeur de grosses vagues et sauveteur aguerri de la côte nord d’Hawaï, a récemment rejoint les rangs de la marque australienne de vêtements de plein air The Mad Hueys, après treize ans passés chez O’Neill. Il revient sur un parcours semé d’embûches, une vision de la vie transformée par une expérience traumatisante et son engagement envers la communauté du surf.
- Eli Olson a signé un nouveau contrat avec The Mad Hueys après 13 ans chez O’Neill.
- Une expérience de sauvetage particulièrement difficile a profondément marqué sa perception de la vie et de la compétition.
- Son engagement envers la communauté du surf va au-delà de la performance sportive, incluant un rôle actif de sauveteur.
Difficile de ranger Eli Olson dans une seule catégorie, et c’est précisément ce qu’il préfère. Surfeur de grosses vagues accompli, ceinture noire de jiu-jitsu, chasseur sous-marin, cascadeur… le natif de la côte nord d’Hawaï est un touche-à-tout passionné. Mais c’est peut-être son rôle de sauveteur qui le définit le plus, ayant secouru de nombreux surfeurs à Pipeline, dont certains dans des situations désespérées.
Ce chemin vers le succès n’a pas été facile. Olson a dû se battre pour chaque opportunité, et il en est fier. Après une longue collaboration avec O’Neill, il a récemment rejoint The Mad Hueys, une marque australienne qui, selon lui, correspond à sa philosophie de vie. Il a accepté de partager les raisons de ce changement, son intérêt pour une marque de planches de surf spécifique et l’impact d’une expérience de mort imminente vécue par un ami.
L’année dernière, Olson a sauvé Makai McNamara après un traumatisme crânien sévère à Pipeline. Il se souvient de cet événement comme d’un tournant :
« Avant, je me mettais une pression énorme. Je n’avais pas de nom de famille sur lequel m’appuyer, ni de compte bancaire bien garni. Je me suis mis beaucoup de pression, même quand j’étais très jeune. Tout ce que je faisais, je pensais que je pouvais faire mieux. Mais au fil des années, grâce à une formation aquatique avec les sauveteurs juniors de la côte nord et Brian Keaulana et BWRAG, j’ai commencé à devenir plus pragmatique. J’ai commencé à sauver des gens très jeune, juste en face de chez moi. »
Eli Olson
Les sauvetages se sont ensuite intensifiés, jusqu’à l’incident avec Makai McNamara, qu’il décrit comme particulièrement éprouvant :
« C’était la première fois que je faisais du bouche-à-bouche et de la RCR. Il était sans vie et violet, son frère criait et j’ai dû le dire à Landon, je l’ai eu. Mais je ne savais pas vraiment. Ce fut une expérience révélatrice. Cela semble tellement cliché, mais demain n’est vraiment jamais promis à personne. Nous nous mettons toute cette pression, et je pense que le plus important est simplement de profiter de ce moment, car nous ne savons vraiment pas combien de temps il nous reste. »
Eli Olson
Cette expérience a modifié sa perspective sur la compétition et ses objectifs. S’il conserve l’ambition de remporter des événements prestigieux comme l’Eddie, il accorde désormais plus d’importance à l’équilibre et au moment présent :
« J’ai encore des objectifs énormes, comme gagner l’Eddie, un prix de grande vague, Wave of the Winter, des choses comme ça. Mais en même temps, je ne vais pas laisser cela diriger mon bonheur. J’apprécie vraiment le présent. Et j’ai l’impression que mon objectif est peut-être plus grand qu’une carrière égoïste. »
Eli Olson
Son départ d’O’Neill, après treize ans de collaboration, s’est fait de manière inattendue. Il explique que les Mad Hueys, avec qui il était déjà ami, lui ont fait une proposition intéressante au moment même où son contrat avec O’Neill arrivait à échéance. Garth Tarlow, directeur marketing chez O’Neill, a joué un rôle important dans cette transition :
« Garth a été une figure paternelle et un très bon ami. Il a été tellement incroyable au fil des années et il a toujours été réel et direct avec moi. J’ai tellement d’amour et de respect pour ce gars, et il a dit qu’il s’en occuperait. »
Eli Olson
Finalement, The Mad Hueys ont fait une offre plus avantageuse, ce qui a permis à Olson de concrétiser un projet personnel : l’achat d’un terrain. Il souligne l’importance de la sécurité financière à ce stade de sa vie :
« Je viens d’acheter un terrain ici. J’ai une hypothèque, des factures à payer. Je ne viens pas pour de l’argent, je dois prendre soin de moi. »
Eli Olson
Olson est également un fervent défenseur de Darren Handley et de ses planches de surf DHD, qu’il utilise depuis plus de onze ans. Il explique que les planches DHD lui ont permis de progresser et de remporter des compétitions :
« La DH a été l’une des plus grandes choses qui me soient jamais arrivées. J’ai l’impression que ses planches sont tellement incroyables qu’elles ont vraiment amélioré mes compétences. »
Eli Olson
Il apprécie également la philosophie des Mad Hueys, qu’il décrit comme authentiques et proches de son propre style de vie :
« Ce sont juste de vrais mecs. Ils sont authentiques. Des amis et des frères vivant un style de vie amusant, qui ont commencé à fabriquer des produits dérivés, et cela s’est transformé en entreprise. J’aime être considéré comme un waterman, pas seulement comme un surfeur. »
Eli Olson
Enfin, Olson évoque son expérience sur le tournage de la série « Chief Of War » avec Jason Momoa, où il a subi plusieurs blessures, dont une fracture du bras et de nombreuses contusions. Malgré ces péripéties, il a continué à surfer, témoignant de sa détermination et de sa passion pour le sport.
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