Une employée municipale de Gironde, qui avait tenté de faire passer un arrêt maladie pour un accident du travail, a vu son licenciement confirmé par le tribunal administratif de Bordeaux. Un de ses collègues, complice de sa tromperie, est également sanctionné.
L’affaire remonte à 2017. Une fonctionnaire de la commune de Saint-Antoine-sur-l’Isle, chargée notamment de l’entretien des espaces verts, déclare alors s’être gravement entaillé la cheville en descendant d’un tracteur tondeuse de la mairie. Son objectif : faire reconnaître cet arrêt de travail comme un accident de service, lui permettant ainsi de conserver l’intégralité de sa rémunération.
Cependant, quatre ans plus tard, la perception de l’édile de la commune, Paquerette Peyrideux, change radicalement. Après avoir initialement admis le caractère professionnel de la blessure, elle dépose finalement une plainte pour « déclaration mensongère ». Parallèlement, une procédure disciplinaire est engagée à l’encontre de l’employée, aboutissant à une exclusion de fonctions de deux ans.
Un élément clé dans cette affaire est le témoignage d’un collègue, qui avait fourni trois fausses attestations, affirmant avoir été témoin de l’accident. Or, il s’est avéré que la salariée s’était en réalité blessée à son domicile, dans son propre jardin, et que son collègue avait délibérément menti. Ce dernier a été exclu de ses fonctions pour une durée de six mois pour ces faux témoignages.
En première instance, le tribunal administratif de Bordeaux avait annulé les sanctions prononcées à l’encontre de l’employée, invoquant des vices de forme. Suite à un appel interjeté par la commune, un second jugement a été rendu récemment. Les magistrats ont estimé que, « compte tenu de la gravité de la déclaration mensongère commise et de son retentissement sur le service, la décision par laquelle la maire lui a infligé une exclusion pour deux ans n’est pas entachée d’un défaut de proportionnalité ».
Le collègue impliqué dans cette supercherie a également vu son exclusion de six mois rétablie par la justice.