Publié le 17 février 2024 10h30. Le nouveau documentaire de Baz Luhrmann sur Elvis Presley offre un portrait intime et flamboyant du chanteur, révélant un artiste à la fois charismatique et vulnérable, capturé lors de ses concerts triomphaux à Las Vegas au début des années 1970.
- Le film s’appuie sur des images d’archives inédites, conservées pendant plus de 50 ans dans une mine de sel du Kansas.
- La post-production a bénéficié des technologies de pointe utilisées par Peter Jackson pour son documentaire sur les Beatles, Get Back.
- Le documentaire met en lumière le côté ludique et spontané d’Elvis, loin de l’image souvent idéalisée véhiculée par Hollywood.
Baz Luhrmann signe un biopic musical spectaculaire qui plonge le spectateur au cœur de la résurgence artistique d’Elvis Presley. Après des années passées à tourner dans des films qu’il jugeait peu satisfaisants, le chanteur retrouve la scène avec une énergie débordante. « L’image qu’Hollywood avait de moi était fausse », confiait-il, comme le montre un extrait du film où il apparaît face à un homme déguisé en chien.
Les images, issues de concerts donnés à l’International Hotel de Las Vegas et d’autres lieux, ont été retrouvées dans une mine de sel du Kansas, où elles ont été stockées pendant plus de 50 ans. Elles ont ensuite été restaurées et améliorées grâce aux techniques numériques développées par l’équipe de Peter Jackson, qui a travaillé sur le documentaire Get Back des Beatles. Chaque paillette, chaque perle de sueur, chaque touche de mascara scintille désormais avec une clarté saisissante.
Luhrmann, connu pour son esthétique exubérante, ne déçoit pas. Il exploite pleinement le goût d’Elvis pour les tenues extravagantes, les chemises psychédéliques, les serviettes rose pâle et les lunettes de soleil aux verres lilas. Le son est tout aussi vibrant, et la présence scénique d’Elvis, affûtée par un rythme de trois concerts par jour, irradie de confiance.
Le documentaire présente des moments forts, tels qu’une interprétation passionnée de Suspicious Minds, une version émouvante du gospel Oh Happy Day et une reprise inattendue et brillante de Something des Beatles (« des paroles très suggestives, mec »).
Le film révèle également un Elvis facétieux et imprévisible, capable de déclarer avec humour : « J’ai l’impression que Bob Dylan a dormi dans ma bouche », de taquiner ses choristes sans pitié ou de porter ses lunettes à l’envers, à la manière du joueur de billard Dennis Taylor. Luhrmann n’hésite pas à jouer avec les images du colonel Tom Parker, le manager controversé d’Elvis, en les accompagnant du chant d’Elvis : You’re the Devil in Disguise.
Bien que le documentaire ne s’attarde pas sur la vie amoureuse tumultueuse du chanteur, les spectateurs intéressés peuvent se tourner vers le film Priscilla pour une exploration plus approfondie de ce sujet. Elvis est avant tout une célébration de l’icône, un hommage à un artiste qui aimait chaque instant de sa vie sur scène.
★★★★☆
12A, 90 minutes
En exclusivité en Imax le 20 février, dans les cinémas du monde entier le 27 février
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