Home Sciences et technologies En janvier, Blue Origin a dit au revoir au tourisme spatial et a désormais montré une vidéo de son module lunaire. Il volera pour la première fois cette année – VTM.cz

En janvier, Blue Origin a dit au revoir au tourisme spatial et a désormais montré une vidéo de son module lunaire. Il volera pour la première fois cette année – VTM.cz

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Mis à jour le 15 février 2024 à 11h43. Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, se prépare activement à lancer sa mission lunaire Pathfinder, un test crucial pour le programme Artemis de la NASA, et pourrait bien prendre de l’avance sur SpaceX dans la course à l’atterrissage habité sur la Lune.

  • La mission Pathfinder, sans astronaute à bord, testera les moteurs BE-7 et l’avionique du module lunaire Blue Moon Mark 1.
  • Blue Origin vise une précision d’atterrissage de moins de 100 mètres, un objectif clé pour le succès du programme Artemis.
  • L’entreprise a recentré ses ressources sur le développement de Blue Moon et de la fusée New Glenn, au détriment des vols touristiques suborbitaux.

Dave Limp, le patron de Blue Origin, a annoncé sur X (anciennement Twitter) que les préparatifs pour la mission Pathfinder étaient en bonne voie, avec une fenêtre de lancement idéale prévue pour ce trimestre. Pathfinder, bien qu’intégré au programme Artemis de la NASA, ne transportera pas d’astronautes lors de cette première mission. Il s’agit d’une version cargo de huit mètres du module lunaire Blue Moon Mark 1.

À terme, Blue Origin ambitionne de développer une version de seize mètres, le Mark 2, capable d’accueillir un équipage de deux, puis jusqu’à quatre astronautes, pour des séjours allant jusqu’à un mois sur la surface lunaire. Blue Moon fait partie du programme HLS (Human Landing System) de la NASA, un projet confié conjointement à SpaceX et Blue Origin. Si tout se déroule comme prévu, le premier atterrisseur HLS de la mission Artemis III pourrait être le Starship de SpaceX, mais il sera progressivement complété par Blue Moon pour les missions suivantes.

La mission Pathfinder a plusieurs objectifs précis, définis en collaboration avec la NASA. Elle permettra de valider le fonctionnement des moteurs à hydrogène BE-7, spécialement conçus pour les modules d’atterrissage lunaire. L’avionique et les autres sous-systèmes seront également testés pour assurer la bonne navigation du vaisseau. Enfin, le Blue Moon MK1, baptisé Endurance, devra se poser sur le site cible avec une déviation maximale de cent mètres (environ 328 pieds).

La réussite de Pathfinder est essentielle pour la poursuite du programme Artemis et pour éviter de nouveaux retards. Cette mission met également en lumière les différences d’approche entre Blue Origin et SpaceX en matière de développement du HLS. Alors que SpaceX se concentre sur le développement d’une fusée polyvalente et puissante, le Starship, Blue Origin privilégie une conception à usage unique pour Blue Moon, qui pourrait effectuer son premier vol vers la Lune dans les mois à venir.

Contrairement au Starship, qui nécessite une fusée de grande envergure pour son lancement, Blue Moon sera propulsé par la fusée New Glenn, plus petite mais déjà opérationnelle, même si ce vol représentera son premier test avec une destination aussi lointaine. Certains experts estiment même que Blue Moon pourrait être plus avancé dans son développement que le Starship HLS.

Fin janvier, Blue Origin a annoncé la suspension pendant au moins deux ans des vols touristiques suborbitaux à bord de la fusée New Shepard, afin de concentrer ses ressources sur le programme de vols habités vers la Lune. Les fonds seront ainsi alloués aux projets Blue Moon et aux variantes plus puissantes de la fusée New Glenn, présentées en novembre dernier.

Il est important de souligner que le HLS n’est pas un vaisseau de type Orion. Il ne s’agit pas d’un véhicule de transport longue distance entre la Terre et la Lune, mais plutôt d’un ascenseur et d’une base temporaire. Les astronautes voyageront vers l’orbite lunaire à bord d’Orion, puis monteront à bord du HLS pour descendre à la surface et remonter en orbite une fois leur mission terminée, à l’instar du programme Apollo.

Le transport direct de la Terre à la Lune à bord d’un vaisseau spatial est trop coûteux en énergie. La majorité du carburant serait consommée pour atteindre la vitesse de libération. La solution réside dans la construction de stations de ravitaillement spatiales au-dessus de la Terre et de la Lune (et potentiellement sur Mars à l’avenir) et dans la production de carburant à partir de ressources locales, ce qui serait plus efficace grâce à la faible gravité.

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