Home Économie Entre opposition et majorité, joutes orales autour d’un programme d’éducation sur la décolonisation

Entre opposition et majorité, joutes orales autour d’un programme d’éducation sur la décolonisation

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Publié le 2025-10-17 07:17:00. Une question orale sur la création d’un programme d’éducation politique et citoyenne lié à la décolonisation, annoncée à l’ONU par des représentants du Tavini, a ravivé les tensions entre majorité et opposition lors de la session budgétaire à l’Assemblée de Polynésie.

La polémique a éclaté suite à l’annonce, devant la 4ème commission de l’ONU, d’une initiative visant à « l’élaboration concertée du programme d’éducation citoyenne au droit d’option de décolonisation ». Cette déclaration a suscité des inquiétudes au sein de l’opposition, notamment au Tapura, qui redoute une instrumentalisation de l’école à des fins de propagande.

Tepuaraurii Teriitahi, interrogeant le gouvernement, a explicitement demandé s’il s’agissait d’un programme destiné aux enfants dans le cadre de l’instruction civique. Il a mis en garde contre le risque de voir « les régimes totalitaires utiliser l’école comme instrument de propagande et d’endoctrinement ».

La 4e commission de l’ONU qui a écouté les doléances de plusieurs membres du Tavini.


Face à ces critiques, le ministre de l’Éducation, Ronny Teriipaia, a tenu à clarifier la position du gouvernement. Il a insisté sur la neutralité de l’école et le respect des programmes officiels, en coordination avec le vice-rectorat et l’État français. « L’école n’est pas un lieu d’endoctrinement », a-t-il affirmé, soulignant que la thématique de la colonisation et de la décolonisation fait partie des programmes d’enseignement, en accord avec les valeurs républicaines et les spécificités locales.

Les interrogations de l’opposition par rapport à ce programme d’éducation sur la décolonisation.


Si cette mise au point a semblé apaiser les esprits, pour le Tapura, cette initiative parlementaire visait avant tout à exposer un « double discours » du Tavini. Tepuaraurii Teriitaihi a ainsi souligné l’importance de ces questions pour que « la vérité éclate » et que les discours tenus à l’étranger ne divergent pas de ceux adressés à la population locale. Selon lui, les citoyens ont « le droit à la vérité ».

Cette passe d’armes met en lumière une stratégie politique bien établie entre les deux formations politiques, chacune défendant ses positions sur des terrains distincts.

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