Publié le 9 février 2026 à 22:21:00. Après de multiples échecs, le ministère chilien des Transports et des Télécommunications a finalement attribué le contrat pour la plateforme d’enregistrement des entreprises de transport par application (EAT), un élément crucial pour l’application de la loi Uber, à la société Arkhotech SpA.
- Le ministère des Transports et des Télécommunications (MTT) a attribué le développement de la plateforme EAT à Arkhotech SpA.
- Ce contrat fait suite à plusieurs appels d’offres infructueux et à des retards importants dans la mise en œuvre de la loi Uber.
- Le budget alloué pour ce projet s’élève à 18 500 UF (environ 734 millions de dollars).
La mise en œuvre de la loi Uber, adoptée en 2023, a été semée d’embûches depuis le début. Le gouvernement a dû soumettre le règlement de cette loi à trois reprises au Contrôleur Général de la République pour avis, en raison de modifications apportées. Initialement prévue pour entrer en vigueur en avril 2025, sa concrétisation s’annonce désormais compromise pour la durée du mandat actuel.
Les difficultés se sont également manifestées au niveau des appels d’offres pour la plateforme EAT. Deux tentatives initiales ont échoué, conduisant le Sous-secrétariat aux Transports à opter pour un accord direct avec Concordia Ediciones SpA en août 2024. Cependant, les lacunes de cette entreprise ont entraîné la résiliation de l’accord, retardant encore davantage le processus. Un appel d’offres ultérieur n’a attiré qu’un seul soumissionnaire, dont la proposition a été jugée insuffisante.
Le dernier appel d’offres, auquel ont participé trois entreprises, a finalement permis de retenir Arkhotech SpA. Le contrat a une validité de 24 mois, avec un délai d’exécution des prestations de 18 mois. Le budget alloué, selon les documents consultés par Radio Bío Bío, s’élève à 18 500 UF, ce qui représente environ 734 millions de dollars.
« En tant que ministère, nous travaillons rigoureusement sur tous les aspects clés pour poursuivre la mise en œuvre du registre et de la plateforme EAT, conscients également de l’importance de cette réglementation pour de nombreuses personnes, tant pour les entreprises, les conducteurs que pour les utilisateurs eux-mêmes. (…) Nous espérons que l’entreprise pourra commencer son travail dans les semaines à venir, afin de franchir une étape supplémentaire dans le calendrier de mise en œuvre que nous nous sommes fixé. »
Ministère des Transports et des Télécommunications
L’attribution de ce contrat à Arkhotech SpA représente donc une avancée significative, bien que l’échéance de mise en œuvre complète de la loi Uber dans le cadre du gouvernement actuel reste incertaine. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si l’entreprise pourra effectivement démarrer les travaux et respecter le calendrier établi.
Pour plus d’informations sur l’échec précédent de l’appel d’offres, vous pouvez consulter cet article de Radio Bío Bío.