Publié le 8 février 2026 12:29:00. Une tragédie frappe Ghaziabad, en Inde, après le décès de trois sœurs, âgées de 12, 14 et 16 ans, retrouvées sans vie après une chute depuis le balcon de leur appartement. L’enquête se concentre sur les circonstances familiales et l’influence potentielle des réseaux sociaux.
- Les trois sœurs, Nishika (16 ans), Prachi (14 ans) et Pakhi (12 ans), se seraient suicidées en sautant de leur appartement au neuvième étage.
- Leur père, Chetan Kumar, a évoqué une dispute concernant l’utilisation de leurs téléphones portables et leur exposition à des contenus coréens.
- La police enquête sur la structure familiale complexe de Kumar, qui compte trois épouses, et sur des antécédents de suicide au sein de son entourage.
Chetan Kumar, le père des trois jeunes filles, a exprimé son chagrin et a expliqué les circonstances qui ont précédé la tragédie. Il a déclaré avoir confisqué les téléphones de ses filles, inquiété par leur addiction à des séries et des jeux coréens, ce qui aurait provoqué leur colère.
« J’avais l’habitude de beaucoup chouchouter mes enfants… Ils regardaient des drames coréens, des jeux coréens et des vidéos courtes coréennes. Leurs yeux étaient enflés, c’est pourquoi je leur ai pris leurs téléphones. Était-ce un péché de prendre les téléphones de mes enfants ? J’ai pris leurs téléphones parce que leurs yeux étaient enflés. »
Chetan Kumar, père des victimes
Selon les premières investigations, les sœurs se seraient enfermées dans une pièce avant de sauter par la fenêtre l’une après l’autre. La police n’a pour l’instant décelé aucun signe d’intervention extérieure et privilégie la piste du suicide. Des équipes de cybercriminalité tentent de récupérer des données à partir des téléphones portables des victimes, notamment des applications liées à la culture coréenne, en utilisant les numéros IMEI.
L’enquête a révélé une situation familiale atypique. Chetan Kumar est marié à trois sœurs, Sujata, Heena et Tina, et les trois filles sont nées de deux de ces unions. La famille rencontrait également des difficultés financières depuis le début de la pandémie de Covid-19, ce qui aurait contribué à un sentiment d’isolement.
Les enquêteurs ont également noté que les sœurs semblaient plus proches de leur père que de leur mère, ce qui expliquerait pourquoi les notes de suicide et le journal intime retrouvés dans leur chambre étaient adressés uniquement à lui. Ce journal de poche de neuf pages témoigne d’un fort attachement à la culture coréenne, mais aussi d’un sentiment de solitude et de détresse au sein du foyer.
L’affaire relance également l’examen du passé de Chetan Kumar, la police ayant révélé qu’une ancienne compagne s’était suicidée en 2015. Plus d’informations sur les antécédents du père des victimes.
Parallèlement à l’enquête policière, le grand-père maternel des filles a appelé le gouvernement à interdire les jeux coréens basés sur des défis, estimant qu’ils pouvaient pousser les enfants à commettre des actes désespérés. Des manifestations ont eu lieu à Delhi pour réclamer un contrôle plus strict des jeux en ligne destinés aux mineurs.
« Je demande au gouvernement d’interdire ce jeu afin qu’il n’y ait plus de décès ou de suicides comme celui-ci. »
Grand-père maternel des victimes
(Avec les contributions du PTI)