Publié le 04 novembre 2025. L’étiquette énergie, ce repère visuel sur les appareils électroménagers et high-tech, vise à guider le consommateur vers les modèles les moins gourmands. Cependant, une mauvaise interprétation de ce système peut paradoxalement mener à des choix d’achat peu écologiques, tout en occultant la question de la durabilité des produits.
Simple et codifiée par des couleurs, l’étiquette énergie est conçue pour être immédiatement compréhensible. Elle permet en un coup d’œil de distinguer les appareils les plus économes, souvent classés A et arborant une couleur verte, des plus énergivores, signalés en rouge et pouvant descendre jusqu’à la lettre G. Malgré cette apparente clarté, cet outil peut se révéler trompeur pour les consommateurs cherchant à réduire leur impact environnemental lors de l’acquisition de nouveaux appareils pour leur foyer.
Introduite par la Commission européenne il y a plus de trois décennies, initialement pour les réfrigérateurs, l’étiquette énergie est aujourd’hui une obligation pour une quinzaine de catégories de produits grand public. Cette liste s’est récemment enrichie, accueillant les smartphones et tablettes en juin 2025, venant s’ajouter aux appareils de lavage, de cuisson et autres équipements high-tech.
Grâce à l’étiquette énergie et aux réglementations en matière d’écoconception qui l’accompagnent, des progrès notables ont été réalisés. Selon les chiffres de la Commission européenne, en l’espace de trente ans, la consommation d’électricité des lave-linge a chuté de 40 % et celle d’eau de 52 %. Ces améliorations significatives témoignent de l’efficacité de ces dispositifs pour encourager des choix plus responsables et moins énergivores.