Home Divertissement Être journaliste du Guardian est-il aussi excitant que les films le prétendent ? | Films

Être journaliste du Guardian est-il aussi excitant que les films le prétendent ? | Films

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Publié le 24 septembre 2025. Alors que Keira Knightley incarne une journaliste d’investigation dans le nouveau thriller de Netflix « The Woman in Cabin 10 », l’article interroge la représentation idéalisée de la presse dans le cinéma, notamment celle du journal *The Guardian*. De « Snowden » à « The Hack », le septième art a souvent magnifié le métier, parfois au détriment du réalisme.

Keira Knightley endosse une nouvelle fois le rôle d’une figure de résistance dans « The Woman in Cabin 10 », le dernier thriller disponible sur Netflix. L’actrice y campe une journaliste embarquée à bord d’un yacht de luxe, où elle découvre un monde sombre et corrompu. Ce rôle fait écho à sa précédente interprétation de Katharine Gun, lanceuse d’alerte dans le film « Official Secrets » (2019), qui révélait les manœuvres risquées des États-Unis et du Royaume-Uni avant la guerre en Irak.

Dans cette nouvelle production, Knightley prête ses traits à une journaliste du *Guardian*. Épuisée par une enquête précédente, elle espère trouver le repos sur le yacht d’un milliardaire. Cependant, l’escapade tourne au cauchemar lorsqu’elle découvre que les figures de l’opulence ne sont pas exemptes de sombres secrets. Le film semble confirmer une tendance du septième art à idéaliser la profession journalistique, lui prêtant une ténacité, une intelligence et un engagement sans faille.

L’article souligne une certaine « romantisation » du métier de journaliste à l’écran, une tendance qui perdure depuis des films comme « Almost Famous » il y a près de vingt-cinq ans. La fiction met souvent en scène des situations où des personnalités influentes – qu’il s’agisse de milliardaires, de stars du rock ou de responsables politiques – cherchent activement à s’adresser aux journalistes. Une situation rarement rencontrée dans la réalité, où les sources préfèrent souvent délivrer des messages préconçus plutôt que de livrer des informations croustillantes.

Plusieurs films et séries ont déjà mis en lumière le *Guardian*, le journal dans lequel travaille le personnage de Keira Knightley. « Snowden » a ainsi raconté l’histoire du lanceur d’alerte de la CIA et du rôle joué par la rédaction. « The Hack » s’est penché sur l’enquête de Nick Davies concernant le scandale du piratage téléphonique. Le personnage de Simon Ross, interprété par Paddy Considine dans « La Mémoire dans la peau » (The Bourne Ultimatum), était également lié au journal. Ces œuvres tendent à dépeindre un bureau de rédaction vibrant, où l’information circule à une vitesse vertigineuse, parfois au mépris des délais légaux ou de la prudence factuelle.

L’utilisation du *Guardian* dans des films comme « The Hack » ou « Snowden » s’explique par l’ancrage factuel de ces événements au sein de ce journal. Les adaptations, particulièrement dans « The Hack », ont cherché à reproduire fidèlement les manières et l’allure des figures réelles, comme Nick Davies incarné par David Tennant ou Alan Rusbridger, l’ancien rédacteur en chef, interprété par Toby Jones. Si la ressemblance physique n’est pas toujours parfaite, l’esprit des personnages semble avoir été capturé.

Cependant, l’article soulève des questions quant à la représentation parfois idéalisée des journalistes à l’étranger dans « Snowden ». Des figures comme Janine Gibson, jouée par Joely Richardson, semblent bénéficier d’un certain glamour, contrastant avec la réalité des terrains d’investigation. Le film semble vouloir faire de ses journalistes des figures nobles, en quête de vérité désintéressée, une approche qui peut parfois sembler éloignée des réalités du métier.

Lorsque le journal réel, le *Guardian*, est utilisé pour un personnage fictif, il devient nécessaire de s’interroger sur le message que le film cherche à véhiculer. L’intégration du journal peut servir à souligner le sens du devoir civique du personnage, à lui conférer une crédibilité accrue, ou encore à créer une atmosphère de mystère et de paranoïa, rappelant le style de « Gaslight ». La journaliste fictive peut ainsi devenir la cible idéale pour un antagoniste cherchant à la convaincre qu’elle est en proie à la folie.

Parfois, la présence du journal se fait plus subtile, apparaissant dans des contextes culturels variés, comme dans les films « Wallace et Gromit » ou « Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé ». Son inclusion suggère alors qu’il représente une source d’information fondamentale pour le grand public. Cette omniprésence médiatique pourrait également relever d’un choix stratégique pour un public mondial, évitant ainsi des références trop locales qui pourraient dérouter une partie des spectateurs.

Il est également fait mention du film « Killing Me Softly » (2002), où le *Guardian* occupe une place prépondérante, ses journalistes intervenant et ses lecteurs étant omniprésents. Le film est aujourd’hui considéré comme l’une des pires œuvres cinématographiques, bien que l’article précise qu’aucun véritable journaliste du *Guardian* n’a été affecté lors de sa production.

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