Exploding Pig : le supergroupe de Graz sort son deuxième album et promet un live électrisant
Le quatuor de Graz, Exploding Pig, composé de musiciens chevronnés aux parcours impressionnants, s’apprête à dévoiler son second opus ce jeudi 9 octobre. Pour célébrer la sortie, un concert exceptionnel est prévu à la Postgarage de Graz dès 20h, où le groupe promet une expérience audiovisuelle immersive.
Exploding Pig n’est pas un nom choisi au hasard pour définir cette formation : Luis Bonilla, tromboniste américain au charisme indéniable, a fait le tour du monde aux côtés de Phil Collins. Le musicien, également professeur de jazz à Graz, a partagé la scène avec la star britannique en 2019, lors de la remise de son doctorat honorifique à la Kunstuni de Graz. Par ailleurs, Bonilla collabore avec Sigi Feigl pour proposer des concerts de jazz renommés au Jazz Club de la ville.
Le guitariste Fabio Schurischuster et le batteur Bernhard Wimmer, quant à eux, ont déjà fait vibrer les planches des Tips, et le batteur a par le passé accompagné Hubert von Goiser. Schurischuster s’est également distingué en tant que producteur, notamment pour le groupe culte de Graz, The Base. C’est d’ailleurs Albrecht Klinger, bassiste de The Base, qui assure les fondations groovy des morceaux d’Exploding Pig.
Pour ce nouveau projet, le groupe a opté pour un cadre inhabituel : loin des studios new-yorkais, c’est dans les montagnes du Vorarlberg que l’album a pris forme. Ce qui devait être une simple session de travail pour trouver l’inspiration s’est transformé en une production d’album spontanée. « Nous avons enregistré l’intégralité de l’album, 13 titres, en quelques jours », explique Fabio Schurischuster. Quelques overdubs supplémentaires ont été ajoutés à Graz avant que le mixage final ne soit confié à New York, où l’album a bénéficié d’un travail de finition pour parfaire sa chaleur sonore.
Stylistiquement, Exploding Pig s’inscrit dans le courant du « Jazz Futura », une appellation audacieuse que le groupe décrit comme une fusion entre le jazz et le « porno des années 70 ». La soirée de lancement promet ainsi une expérience autant auditive que visuelle, comme l’indique Schurischuster : « Nous avons conçu notre propre émission audiovisuelle. »