Home International Faro réapparaît après 2000 ans sous l’eau, c’est l’une des sept merveilles du monde

Faro réapparaît après 2000 ans sous l’eau, c’est l’une des sept merveilles du monde

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Publié le 2026-02-17 02:43:00. Des fragments impressionnants du légendaire phare d’Alexandrie, l’une des Sept Merveilles du monde antique, ont été remontés des profondeurs de la mer Méditerranée. Cette découverte majeure permet aux archéologues d’étudier de près des éléments de cette structure emblématique pour la première fois depuis son effondrement au Moyen Âge.

  • Des blocs de pierre pesant jusqu’à 77 tonnes ont été récupérés du port oriental d’Alexandrie.
  • L’analyse de ces fragments a permis d’identifier des éléments de l’entrée principale du phare.
  • Une cartographie détaillée des débris sous-marins a révélé la présence de près de 5 000 fragments dispersés sur une vaste zone.

L’équipe du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), dirigée par l’archéologue et architecte Isabelle Hairy, a mené à bien cette opération de récupération et d’étude. Les blocs de granit et de calcaire, qui pesaient chacun environ 170 000 livres (environ 77 tonnes), étaient tombés dans l’eau suite à une série de tremblements de terre survenus au Moyen Âge. Ces séismes avaient progressivement détruit la tour, dispersant ses éléments constitutifs sur les fonds marins du port.

La récupération de ces éléments architecturaux offre une opportunité unique de reconstituer l’histoire et la structure du phare d’Alexandrie. Les archéologues ont pu identifier des architraves, des poutres horizontales situées au-dessus des portes, ainsi que des pierres latérales et des dalles de seuil, qui délimitent l’entrée principale du monument. Grâce à la numérisation 3D des fragments, les ingénieurs ont pu assembler virtuellement les pièces, tester leur ajustement et identifier les zones de rupture potentielles causées par les tremblements de terre.

Construit au début de l’ère hellénistique, après les conquêtes d’Alexandre le Grand, le phare d’Alexandrie a guidé les navires pendant des siècles. Une étude géologique française a souligné que le calcaire, matériau de construction privilégié, a été largement réutilisé par la suite, ce qui explique sa rareté dans les vestiges actuels. L’exposition à l’air libre représente désormais un défi pour la conservation des pierres, car la formation de cristaux de sel peut provoquer des fissures. Les restaurateurs ont donc mis en œuvre des techniques de lavage et de stabilisation pour ralentir le processus de détérioration.

Les prochaines étapes consisteront à déterminer quelle partie du phare pourra être exposée au public et quelle portion restera sous l’eau. Des plongées supplémentaires et une conservation minutieuse permettront de préserver ce témoignage exceptionnel de l’ingénierie et de l’histoire antiques.

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