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Florent Pagny, Johnny, Polnareff, Aznavour… Autant de stars de la chanson qui ont connu des déboires avec le fisc

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Publié le 2024-05-11 14:35:00. De Florent Pagny à Johnny Hallyday, plusieurs figures emblématiques de la chanson française ont connu des démêlés avec l’administration fiscale, parfois transformés en sources d’inspiration artistique, mais souvent synonymes de tensions et d’exils.

  • Florent Pagny a fait de sa fraude fiscale et de la saisie de ses biens l’inspiration de son tube Ma liberté de penser.
  • Michel Polnareff a été ruiné par son comptable et a dû s’exiler aux États-Unis, une expérience qui l’a conduit à écrire Lettre à France.
  • Johnny Hallyday a été critiqué pour son exil fiscal en Suisse, malgré son statut d’icône française.

L’histoire de ces artistes illustre les complexités des relations entre célébrités, richesse et impôts en France. Le cas de Florent Pagny, condamné en 2005 pour fraude fiscale suite à une omission de déclaration de revenus et de TVA au début des années 2000, est sans doute le plus médiatisé. L’image de ses meubles saisis par les huissiers a donné naissance à un succès retentissant. Dans Ma liberté de penser, co-écrite par Lionel Florence et Pascal Obispo, il chante :

« Quitte à tout prendre, prenez mes gosses et ma télé… »

Florent Pagny

Depuis, Florent Pagny réside entre la Patagonie, le Portugal et la France, tout en continuant à être l’un des contribuables français les plus importants lors de ses activités en France.

L’histoire de Michel Polnareff est plus sombre. Au sommet de sa gloire en 1973, il découvre que son homme de confiance, Bernard Seneau, l’a ruiné en ne payant pas ses impôts. Accablé de dettes, il sombre dans une nouvelle dépression et choisit l’exil aux États-Unis. Ce traumatisme l’inspire en 1977 pour composer Lettre à France, un titre devenu un classique.

Le succès de cette chanson lui a permis de rentrer en France en 1978 et de régler ses problèmes avec le fisc.

Le cas de Johnny Hallyday, décédé en décembre 2017, a également été marqué par des controverses fiscales. Son installation à Gstaad en 2006 avait suscité une vive polémique. Pour bénéficier du régime fiscal suisse, il devait y résider au moins six mois et un jour par an. Des enquêtes journalistiques menées en 2014 ont révélé qu’il ne passait que quelques jours en Suisse, préférant vivre principalement à Los Angeles et à Saint-Barthélemy. Ses dettes fiscales ont été une source de tension jusqu’à la fin de sa vie.

Yannick Noah a également connu des difficultés avec le fisc français dans les années 1993-1994. Au sommet de sa popularité, après avoir remporté la Coupe Davis avec l’équipe de France et avec son tube Saga Afrique encore dans toutes les mémoires, il déclare résider à Gstaad, en Suisse. L’administration fiscale française a contesté cette résidence et lui a réclamé un redressement de plus d’un million d’euros. Après près de vingt ans de bataille juridique, le Conseil d’État a finalement tranché en faveur de l’administration fiscale en 2012, confirmant que le centre de ses intérêts restait en France.

Enfin, Charles Aznavour, décédé en octobre 2018, a également connu des démêlés avec le fisc dans les années 1970. Accusé de fraude, il s’est installé en Suisse en 1972, dénonçant un acharnement administratif qu’il jugeait injuste au regard de sa contribution au rayonnement de la France. En 1976, il publie la chanson Mes emmerdes, en pleine polémique.

En 2007, il s’était emporté dans La Voix du Nord :

« J’habite en Suisse et je trouve déplorable que l’on dise : Ah oui, il est parti en Suisse… Alors ceux qui partent en Angleterre, en Espagne ou dans les îles ne sont pas partis ! C’est juste la Suisse ! Si j’étais parti en Irlande, je ne paierais pas d’impôts ! En Suisse j’en paie. Et ça on ne le dit pas ! D’autant moins que l’on dit que nous ne payons pas nos impôts en France. Si, j’en paie ! Un début de l’année, on m’a tellement emmerdé que je me promenais avec ma feuille d’impôt dans la poche ! »

Charles Aznavour

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