L’Europe devrait enregistrer un nouveau pic d’importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en février, tirée par une demande soutenue et des stocks en baisse. Ce volume record, estimé à 14,20 millions de tonnes, témoigne de la course aux approvisionnements pour reconstituer les réserves européennes.
Selon les prévisions de Kpler, les arrivées de GNL devraient dépasser les 13,67 millions de tonnes enregistrés en janvier, représentant une augmentation de 22 % sur un an. Les États-Unis se positionnent comme le principal fournisseur, avec 8,05 millions de tonnes, soit 57 % du total. L’Europe continue également d’importer du GNL russe, bien que dans une moindre mesure, avec 1,6 million de tonnes attendues ce mois-ci, contre 1,68 million de tonnes en janvier.
Cette forte demande européenne coïncide avec un affaiblissement de la demande chinoise, qui a entraîné une baisse des prix du GNL sur le marché spot, rendant le carburant plus accessible. Les importations chinoises devraient s’établir à 3,38 millions de tonnes en février, leur niveau le plus bas depuis avril 2018, en comparaison avec les 4,47 millions de tonnes de février 2025.
Kpler anticipe une nouvelle hausse des importations américaines de GNL en Europe le mois prochain, atteignant 11,19 millions de tonnes, alors que l’Union européenne s’efforce de reconstituer ses stocks de gaz, actuellement à 30 % de leur capacité, contre une moyenne de 49 % à cette période de l’année.
Par ailleurs, le secrétaire à l’Énergie américain, Chris Wright, a appelé l’UE à reconsidérer sa réglementation sur le méthane, estimant qu’elle augmenterait les coûts pour les exportateurs de GNL. Il a demandé une exemption pour les exportateurs américains jusqu’en 2035, avant l’entrée en vigueur des directives sur le suivi, la déclaration et la vérification des émissions en 2027. Wright a également exprimé des préoccupations concernant d’autres directives axées sur la durabilité qui pourraient affecter négativement les importations d’énergie européennes en provenance des États-Unis.