Publié le 19 février 2026 à 00h32. Les négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis concernant le programme nucléaire iranien montrent des signes d’avancée, mais restent complexes et urgentes, selon le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
- Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a salué un « pas en avant » après un second cycle de pourparlers à Genève.
- Téhéran et Washington se sont accordés sur des principes directeurs pour un éventuel accord, malgré des divergences persistantes.
- Les tensions restent vives après les affrontements de juin dernier impliquant Israël et des frappes américaines sur des installations nucléaires iraniennes.
Les discussions indirectes entre l’Iran et les États-Unis, orchestrées avec la médiation d’Oman, ont repris début février. La deuxième série de pourparlers, qui s’est tenue mardi à Genève, a permis, selon Rafael Grossi, de constater une évolution positive.
« Nous avons fait des progrès, mais il reste encore beaucoup à faire et le problème est que nous n’avons pas beaucoup de temps. »
Rafael Grossi, chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique
Pour la première fois, les négociations se concentrent sur des « choses concrètes », et les deux parties semblent afficher une « volonté de parvenir à un accord », a précisé M. Grossi. Cependant, il a souligné la complexité inhérente à de telles négociations.
L’Iran a indiqué s’être mis d’accord avec les États-Unis sur un ensemble de principes directeurs pour un éventuel accord. Téhéran s’est également déclaré prêt à une « révision » de son programme nucléaire par l’AIEA. Néanmoins, le vice-président américain JD Vance a souligné que des désaccords subsistent.
Le contexte actuel est marqué par une forte défiance. Après la guerre de douze jours entre Israël et l’Iran en juin dernier, au cours de laquelle les États-Unis ont mené des frappes sur des installations nucléaires iraniennes, Téhéran a temporairement suspendu sa coopération avec l’AIEA et limité l’accès des inspecteurs aux sites concernés. L’Iran a accusé l’AIEA de ne pas avoir condamné ces attaques.
L’AIEA, basée à Vienne, a pour mission de vérifier que le programme nucléaire iranien est exclusivement pacifique. Israël et d’autres pays accusent Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que l’Iran nie fermement, tout en affirmant son droit à développer le secteur nucléaire à des fins civiles.