Publié le 24 février 2026. Alors que le conflit en Ukraine entre dans sa cinquième année, les alliés de Kiev appellent à un cessez-le-feu inconditionnel, tandis que des incidents de plus en plus fréquents visent des infrastructures et des forces de l’ordre.
- Un attentat à la bombe à Moscou a tué un policier et blessé deux autres, tandis que des frappes de drones russes ont fait des blessés à Zaporizhzhia.
- L’Ukraine a revendiqué le rétablissement du contrôle sur 400 kilomètres carrés (154 miles carrés) de territoire dans le sud du pays.
- La Hongrie continue de bloquer de nouvelles sanctions de l’Union européenne contre la Russie et l’octroi d’une aide financière importante à l’Ukraine.
La guerre en Ukraine a atteint un tournant symbolique ce mardi 24 février 2026, marquant quatre ans depuis l’invasion à grande échelle lancée par la Russie en 2022. Les alliés de Kiev, regroupés au sein de la « Coalition des volontaires », ont exhorté Moscou à accepter un « cessez-le-feu inconditionnel », soulignant la nécessité urgente d’une désescalade. Parallèlement, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution affirmant son soutien à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, bien que les États-Unis se soient abstenus lors du vote.
La situation sur le terrain reste tendue. Un attentat à la bombe survenu sur la place de la gare Savyolovsky, dans le centre de Moscou, a coûté la vie à un policier et blessé deux de ses collègues, selon le ministère russe de l’Intérieur. Dans le sud-est de l’Ukraine, des frappes de drones russes sur la ville de Zaporizhzhia ont blessé cinq personnes, dont un enfant, a indiqué le Service d’urgence de l’État ukrainien (DSNS). Des attaques similaires ont également touché la région d’Odessa, tuant deux personnes et en blessant trois autres, selon les services d’urgence ukrainiens. Le ministre ukrainien de la Restauration, Oleksii Kuleba, a dénoncé des attaques contre les infrastructures portuaires d’Odessa.
L’Ukraine a également revendiqué des gains territoriaux. Le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrskii, a annoncé que ses troupes avaient « rétabli le contrôle » sur 400 kilomètres carrés (154 miles carrés) de territoire le long d’une partie de la ligne de front sud, une avancée significative après plusieurs mois de combats intenses. Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné que la résistance ukrainienne était plus efficace qu’on ne le pense souvent, citant ces gains territoriaux inattendus. Il a également estimé que l’économie russe « grince sous le poids des sanctions et de la guerre ».
Sur le plan diplomatique, la Hongrie continue de faire obstruction aux efforts européens visant à soutenir l’Ukraine. Le pays a maintenu son veto contre de nouvelles sanctions de l’Union européenne contre la Russie et un prêt de 90 milliards d’euros (106,11 milliards de dollars) à Kiev, en raison d’un différend avec Kiev concernant l’approvisionnement en pétrole. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a réagi en affirmant que les « ultimatums » de la Hongrie et de la Slovaquie « devraient s’adresser uniquement au Kremlin », ajoutant que ces pays « ne peuvent pas prendre en otage l’ensemble de l’UE ». Une nouvelle série de négociations visant à mettre fin à la guerre pourrait avoir lieu à la fin de la semaine, selon Kyrylo Budanov, le chef de cabinet du président Zelensky.
L’Union européenne a également imposé des sanctions à huit nouveaux individus soupçonnés de violations des droits de l’homme et d’atteinte à l’État de droit en Russie. La reconstruction de l’économie ukrainienne est estimée à environ 588 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, selon la Banque mondiale, les Nations unies, la Commission européenne et le gouvernement ukrainien.