Anciennes figures de Saturday Night Live, Heidi Gardner et Ego Nwodim ont rompu le silence sur les coulisses de l’émission, révélant que l’ambiance n’était pas toujours aussi joviale qu’elle en avait l’air. Au micro du podcast Thanks Dad d’Ego Nwodim, Heidi Gardner s’est confiée avec émotion sur son départ après huit ans de bons et loyaux services, dressant un portrait contrasté de son expérience au sein du célèbre show humoristique.
Depuis son intégration en 2017, la comédienne originaire du Missouri s’était fait une place de choix auprès du public, notamment grâce à son personnage de Bailey Gismert dans le segment « Weekend Update » et sa participation à des sketchs mémorables. Cependant, derrière les rires, les années SNL ont été marquées par une compétition féroce et des désillusions personnelles.
« Je suis tellement honorée que nous ayons travaillé si dur là-bas, et que nous ayons aussi travaillé si dur sur notre amitié, ce qui n’était pas difficile, d’ailleurs. Nous sommes des humains, donc nous avons des egos, nous voulons des choses pour nous-mêmes, nous voulons réussir, et il n’y a pas eu beaucoup de moments où nous avons pu réussir de la manière dont nous le voulions, en même temps », a-t-elle expliqué, visiblement émue.
Ces révélations interviennent alors que le 51ème saison de SNL a été le théâtre d’un important remaniement du casting, voyant le départ de plusieurs membres, dont Heidi Gardner, Ego Nwodim, Devon Walker et Michael Longfellow. Les fans et les proches de l’émission spéculaient depuis plusieurs semaines sur les raisons de ces changements opérés sous la houlette de Lorne Michaels.
Heidi Gardner a notamment évoqué des moments de jalousie, particulièrement lorsque son amie Ego Nwodim a bénéficié d’un coup de projecteur important lors de l’épisode animé par Jack Black en avril dernier, un moment qu’elle a qualifié de « putain de génial » tout en reconnaissant son propre désir de vivre une telle exposition. « Il y a une partie de moi qui se dit : ‘attends, mais je devrais vouloir ça pour moi’. Mais tu l’as eu et c’était putain de génial », a-t-elle confié.
Ego Nwodim a confirmé cette dynamique, décrivant la difficulté de naviguer dans un environnement ultra-compétitif. « Il est si facile de se laisser happer par ses propres préoccupations chez SNL, par ce que l’on obtient et ce que l’on n’obtient pas, par la manière dont on réussit et par la manière dont on aimerait faire mieux, ou par le désir de ce que la personne d’à côté a. Je me souviens de tellement de fois où je me disais, pourquoi ne pouvons-nous pas réussir ensemble en même temps, pour que ce soit une célébration complète et que personne ne soit dans le deuil ou frustré pendant que l’autre est sur un nuage neuf », a-t-elle partagé.
Ces confessions soulignent que, derrière la légende de Saturday Night Live, le succès s’accompagne d’une part d’épuisement et de compétition. Malgré ces défis, Ego Nwodim a tenu à saluer le caractère exceptionnel de son ancienne collègue. « Les sketchs, ils viennent, ils partent, ils sont vraiment amusants. Ils peuvent être difficiles, ils peuvent être des choses qui ne vous plaisent pas, peu importe. Mais je suis dans une situation où, face à une telle compétitivité et où l’on peut devenir si égocentrique, si l’on peut partir et rester remarquablement adorable, une véritable lumière, et continuer à nourrir les autres comme tu le fais, je pense que tu as réussi. Tu étais simplement une lumière dans ce qui peut être un endroit si difficile », a-t-elle conclu.
Malgré les épreuves professionnelles, l’affection et le respect mutuels entre les deux humoristes sont évidents. Ces témoignages sincères rappellent que si le studio de SNL est synonyme de rires, y survivre demande bien plus qu’une simple bonne blague.