L’intersaison de la NFL s’annonce ardue pour les équipes à la recherche d’un quarterback, avec une cuvée 2026 jugée peu prometteuse et un marché de vétérans peu attrayant. Les Cardinals de l’Arizona et les Dolphins de Miami pourraient être les principaux acteurs d’un marché des échanges limité, mais les options restent coûteuses et incertaines.
Après Fernando Mendoza, le favori pour être sélectionné en première position (vainqueur du Heisman Trophy et champion national avec Indiana, il devrait rejoindre les Raiders dans moins de trois mois), les choix se réduisent à Ty Simpson, d’Alabama, et peut-être Garrett Nussmeier, de LSU. Cette situation rappelle celle de 2022, où un seul quarterback (Kenny Pickett, au 20e rang) avait été sélectionné au premier tour, et seulement quatre lors des deux premiers jours de la draft.
Le marché des agents libres n’offre guère plus de solutions. Alors que l’intersaison précédente voyait des noms comme Sam Darnold (désormais champion du Super Bowl), Daniel Jones et Aaron Rodgers disponibles, cette année, les options se limitent à Daniel Jones (revenant d’une blessure au tendon d’Achille) et Aaron Rodgers (un an de plus). Les deux joueurs devraient rester avec leurs équipes actuelles, ce qui pourrait faire du remplaçant des Packers, Malik Willis, le joueur le plus courtisé en termes de contrat. L’avenir de Kirk Cousins, des Falcons d’Atlanta, qui pourrait être libéré avant le début de la nouvelle saison le 11 mars, est également à surveiller.
Si la draft et le marché des agents libres ne fournissent pas de solution, les équipes en quête d’un quarterback devront se tourner vers les échanges. Deux noms se distinguent : Kyler Murray, des Cardinals, et Tua Tagovailoa, des Dolphins. Cependant, ces options ne sont pas idéales.
Les Cardinals cherchent activement à échanger le contrat de Murray, qui impliquerait une perte de capital salarial de plus de 54,7 millions de dollars en cas de résiliation. Un échange permettrait de réduire cette perte à environ 35 millions de dollars, mais le contrat de Murray, qui prévoit encore trois ans et environ 125 millions de dollars (soit une moyenne de 41,6 millions de dollars par an), constitue un obstacle majeur. Le salaire de base de Murray pour la saison 2026 est déjà garanti à 22,8 millions de dollars, et 17 millions de dollars de bonus sont également garantis, quel que soit l’équipe qui le retient.
« Si Murray est considéré comme un pari risqué pour stabiliser une franchise en transition vers un jeune quarterback, il est très cher », souligne l’analyse. Daniel Jones a signé un contrat d’un an pour 14 millions de dollars avec les Colts la saison dernière, sans contrepartie en termes de choix de draft. Bien que Murray soit un joueur plus talentueux, un tel accord pourrait être un point de comparaison pour les Cardinals.
Tagovailoa, de son côté, est également soumis à un contrat conséquent. Sa libération engendrerait une perte de capital salarial record de 99 millions de dollars. Les Dolphins seraient prêts à absorber une partie de son contrat pour faciliter un échange, mais une telle opération pourrait entraîner un record de perte de capital salarial en 2026.
Outre Murray et Tagovailoa, d’autres noms pourraient émerger. Malik Willis, bien que jeune, a montré des signes d’amélioration avec les Packers. Kirk Cousins, qui sera libéré par les Falcons, pourrait également attirer l’attention, mais il aura 38 ans avant le début de la saison 2026 et revient d’une blessure au tendon d’Achille.
D’autres joueurs, tels que Will Levis (Titans), Jalen Milroe (Seahawks), Tanner McKee (Eagles), Davis Mills (Texans) et Anthony Richardson (Colts), pourraient également être envisagés par les équipes en quête d’un quarterback, mais ils représentent des options plus risquées.
Dix équipes ont un besoin clair d’un quarterback supplémentaire, dont les Cardinals et les Dolphins. Les Falcons d’Atlanta, les Colts d’Indianapolis, les Jets de New York, les Steelers de Pittsburgh, les Browns de Cleveland, les Rams de Los Angeles et les Chiefs de Kansas City sont également susceptibles d’être actifs sur le marché.