Trente ans après l’attentat d’Oklahoma City, l’acte de terrorisme intérieur le plus meurtrier de l’histoire des États-Unis, la ville continue de composer avec son passé tout en reconstruisant son identité, notamment grâce à l’engagement de son équipe de basket-ball, le OKC Thunder.
Le 19 avril 1995, la ville était frappée par une explosion dévastatrice. Timothy McVeigh, un extrémiste anti-gouvernemental, assisté de Terry Nichols, avait detoné une bombe artisanale à base de fertilisants (ANFO) placée dans un camion de location devant le bâtiment fédéral Alfred P. Murrah. Le bilan humain est lourd : 169 personnes ont péri et 684 ont été blessées. L’attaque a détruit plus d’un tiers de l’édifice, endommagé 324 autres bâtiments et causé des pertes financières estimées à 652 millions de dollars.
Cette tragédie, motivée par un sentiment anti-gouvernemental et une volonté de représailles suite au siège de Waco, à l’affrontement de Ruby Ridge et à l’interdiction fédérale des armes d’assaut, a profondément marqué l’identité d’Oklahoma City. Depuis 2008, la franchise du OKC Thunder s’efforce d’honorer la mémoire des victimes tout en proposant aux habitants une nouvelle image de leur cité.
Dans cette dynamique de résilience, le joueur du Thunder, Hartenstein, a publié un documentaire le 18 avril 2026. Ce film vise à mettre en lumière la manière dont la communauté a réagi et guéri au fil des décennies, tout en éduquant le public sur l’impact durable de l’attentat et la force de caractère des habitants.