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How To Make a Killing de Glen Powell est bon, en fait

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Publié le 24 septembre 2025 à 18h30. Le nouveau film noir de John Patton Ford, Comment faire un meurtre, revisite un récit macabre de vengeance familiale qui a inspiré plusieurs adaptations, dont une récente controverse juridique impliquant Netflix et Anya Taylor-Joy.

  • Le film, porté par Glen Powell, explore les thèmes de l’ambition débridée et de l’impossibilité de la méritocratie dans une société hiérarchisée.
  • L’histoire s’inspire d’une œuvre originale controversée, Israel Rank : L’autobiographie d’un criminel, qui nécessitait une réécriture pour éviter des connotations racistes.
  • Les modifications apportées à l’intrigue, notamment une fin remaniée, renforcent le message du film et le distinguent des adaptations précédentes.

Comment faire un meurtre n’est pas une histoire nouvelle. Elle résonne avec d’autres œuvres, comme le roman de Bella Mackie, Comment tuer votre famille, qui a récemment fait l’objet d’une procédure judiciaire contre Netflix pour violation présumée du droit d’auteur, ouvrant la voie à une possible adaptation avec Anya Taylor-Joy. Avant cela, Guide du gentleman sur l’amour et le meurtre, une comédie musicale primée aux Tony Awards en 2014, explorait un thème similaire : un homme déshérité se vengeant de sa famille en éliminant huit de ses membres.

Mais la source première de ces récits, et du nouveau film de Ford, remonte à 1949 avec la comédie noire Bons cœurs et couronnes, elle-même adaptée d’un roman encore plus ancien. Ce qui n’est pas rare en littérature, où une seule histoire peut donner lieu à de multiples interprétations. Cependant, le contexte particulier – et parfois oublié – de ce cycle d’histoires de fratricides comiques offre à Ford un terrain fertile pour une relecture contemporaine.

Le film met en scène Becket Redfellow, interprété par Glen Powell, un jeune homme rejeté par sa famille fortunée en raison de la relation de sa mère avec un musicien moins privilégié. Rongé par l’injustice de sa situation, Becket élabore un plan complexe pour éliminer un par un les membres de sa famille et s’emparer de l’héritage. L’intrigue se déroule en grande partie sous forme de confession, Becket racontant les événements qui l’ont conduit à se retrouver sur le point d’être exécuté.

Contrairement à Bons cœurs et couronnes, qui utilisait un seul acteur pour incarner toutes les victimes, Comment faire un meurtre bénéficie d’une distribution étoilée : Ed Harris dans le rôle du patriarche Whitelaw Redfellow, Topher Grace en tant que le pasteur Steven J. Redfellow, et Zach Woods incarnant le photographe d’art Noah Redfellow. Margaret Qualley, dans le rôle de Julia Steinway, apporte une touche de glamour et de cynisme à l’ensemble.

Si le film ne parvient pas toujours à trouver le juste équilibre entre comédie et action, notamment dans une séquence tardive, il se distingue par sa fin audacieuse. Ford réécrit le dénouement traditionnel, refusant de céder à la fois au désir de voir le protagoniste triompher et à la nécessité de le punir pour ses actes. Cette approche, combinée à la performance de Glen Powell, confère au film une saveur particulière.

L’œuvre originale, Israel Rank : L’autobiographie d’un criminel (1907), était loin d’être un chef-d’œuvre incontesté. Elle contenait des éléments problématiques, notamment des allusions à des théories racistes et antisémites. Aujourd’hui, le roman est souvent interprété comme une satire des préjugés plutôt que comme une expression de ces préjugés. Les nombreuses adaptations ont contribué à atténuer les aspects les plus controversés de l’histoire et à la rendre plus accessible au public contemporain.

En déplaçant l’action de l’Angleterre édouardienne à une Amérique contemporaine obsédée par la réussite matérielle, Ford donne à l’histoire une résonance nouvelle. Comment faire un meurtre devient alors une critique acerbe de l’inégalité des richesses et de l’illusion du rêve américain. Le film ne se contente pas de raconter une histoire de vengeance, il explore les motivations profondes qui poussent un homme à commettre l’irréparable dans une société où l’ascension sociale semble impossible.

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