Home Divertissement I Quit Faking a Close Relationship With My Mom on Mother’s Day

I Quit Faking a Close Relationship With My Mom on Mother’s Day

0 comments 66 views

Pour beaucoup, la fête des Mères est un moment de célébration. Pour Ashley Oerman, c’était un exercice de simulation. L’autrice a choisi de rompre avec le faux-semblant pour faire face à une relation maternelle dysfonctionnelle et privilégier sa propre santé mentale.

Pendant des années, et jusqu’à l’aube de sa trentaine, Ashley Oerman a entretenu une image idéalisée de sa relation maternelle, notamment sur Instagram. À travers des cartes de vœux et des photos d’archives, elle projetait l’image d’une complicité profonde, s’alignant sur le récit social commun de la mère protectrice, soutien indéfectible et « espace sécurisant » pour ses enfants.

Pourtant, derrière cette vitrine numérique se cachait une réalité bien différente. L’autrice décrit un lien purement superficiel, marqué par des appels hebdomadaires où sa mère monopolisait la parole pour évoquer ses collègues, ses amis de salle de sport, ses dons de sang ou l’emploi du temps de ses chats. À l’inverse, l’intérêt porté à la vie de sa fille restait minimal, se limitant souvent à une question brève sur le travail, sans aucune relance.

Cette distance émotionnelle a persisté malgré les tentatives répétées d’Ashley Oerman pour approfondir leur lien. Au lycée, elle proposait de s’occuper du maquillage et de la coiffure de sa mère pour créer un moment de partage, une initiative que cette dernière « tolérait » plus qu’elle ne l’appréciait. À l’université, les tentatives d’ouverture sur sa vie privée ont été brutalement stoppées :

« Tu n’as pas besoin de me dire ça »

Mère d’Ashley Oerman

L’éloignement géographique, après un déménagement à 1 600 kilomètres (1 000 miles), n’a pas modifié cette dynamique. Lors de ses visites, la mère d’Ashley Oerman privilégiait systématiquement la conversation avec des inconnus, allant jusqu’à raconter la vie de sa fille à des tiers pour ensuite rentrer chez elle dans le silence.

Le déclic est survenu à la fin de sa vingtaine grâce à une thérapie. L’intervention d’un professionnel de la santé mentale a permis à l’autrice de réaliser que ses interactions étaient problématiques, mettant fin à des années d’évitement des conflits. Après avoir tenté d’exprimer sa souffrance à sa mère, laquelle a simplement présenté ses excuses pour sa peine avant de changer de sujet, Ashley Oerman a pris une décision radicale : elle s’est complètement retirée de cette relation en juin 2023.

Ce sevrage émotionnel s’est accompagné d’un processus de deuil pour « la mère qu’elle n’aura jamais ». La transition n’a pas été sans heurts, notamment lors des fêtes des Mères, marquées par la pression familiale. Son père l’a notamment pressée de contacter sa mère, affirmant que celle-ci « souffrait ». Face à cela, l’autrice a choisi de privilégier sa propre vérité plutôt que de maintenir une illusion pour apaiser son entourage.

Cette expérience a nourri son travail de recherche pour son livre, « Motherf*cked: How to Keep Your Mother’s Toxic Drama From Ruining Your Life ». Elle y souligne que de nombreuses personnes redoutent cette célébration annuelle et qu’il est acceptable de se faire passer en priorité.

Aujourd’hui, si elle continue de voir sa mère lors des réunions de famille et des fêtes, Ashley Oerman ne simule plus leur proximité en mai. Elle limite désormais ses interactions à des gestes d’affection simples, comme un câlin et un « je t’aime », acceptant la réalité de leur lien sans chercher à le masquer.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.