Home Divertissement « Il est urgent d’éteindre le feu d’Epstein » Starmer est en difficulté… Malgré la démission du secrétaire en chef, la responsabilité persiste

« Il est urgent d’éteindre le feu d’Epstein » Starmer est en difficulté… Malgré la démission du secrétaire en chef, la responsabilité persiste

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Publié le 9 février 2026 07h45. La démission du chef de cabinet du Premier ministre britannique, Morgan McSweeney, intervient dans un contexte de vives critiques concernant la nomination controversée de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur aux États-Unis, liée à son passé avec le financier Jeffrey Epstein.

  • Morgan McSweeney, considéré comme l’architecte de la victoire électorale de Keir Starmer, a démissionné de son poste.
  • Sa démission fait suite à la publication de nouveaux documents impliquant Peter Mandelson dans l’affaire Epstein.
  • L’opposition conservatrice accuse le Premier ministre Starmer de manque de responsabilité dans cette affaire.

La démission de Morgan McSweeney, le plus proche collaborateur du Premier ministre britannique Keir Starmer, secoue les cercles politiques londoniens. McSweeney, âgé de 49 ans, a présenté sa démission après la révélation de nouveaux éléments concernant les liens de Peter Mandelson, ancien ministre et actuel ambassadeur des États-Unis, avec le milliardaire américain Jeffrey Epstein, condamné pour exploitation sexuelle de mineures.

Selon la BBC, McSweeney a justifié sa décision dans un communiqué en assumant l’entière responsabilité du conseil qu’il a prodigué au Premier ministre concernant la nomination de Mandelson.

« La décision de nommer Peter Mandelson était erronée. J’assume l’entière responsabilité de conseiller le Premier ministre sur cette nomination. »

Morgan McSweeney, ancien chef de cabinet du Premier ministre britannique

Peter Mandelson est actuellement sous le feu des critiques et fait l’objet d’une enquête policière pour des soupçons de liens financiers avec Epstein et de divulgation d’informations confidentielles. La nomination de Mandelson, malgré la connaissance de ses relations avec Epstein, avait déjà suscité de vives réactions. McSweeney est considéré comme le principal artisan de cette décision.

Keir Starmer a rendu hommage à son ancien chef de cabinet, soulignant son rôle dans la victoire électorale du parti travailliste.

« Son dévouement et son leadership nous ont aidés à remporter une victoire électorale écrasante. Notre parti et moi lui sommes redevables et reconnaissants. »

Keir Starmer, Premier ministre britannique

Vidya Alakeson et Jill Cuthbertson ont été nommées chefs d’état-major conjoints par intérim, mais des observateurs s’interrogent sur leur capacité à exercer le même poids politique que McSweeney.

Le quotidien britannique The Times a commenté cette démission en la qualifiant de sacrifice de Starmer pour apaiser les tensions au sein du parti et préserver sa position. Des sources au sein du parti travailliste évoquent la crainte de la publication d’échanges de courriels et de messages entre Mandelson et McSweeney qui pourraient révéler l’étendue de l’influence de l’ancien ministre.

The Guardian souligne le caractère symbolique de ce départ, rappelant que McSweeney a joué un rôle déterminant dans l’ascension de Starmer à la tête du parti et au poste de Premier ministre. Après la défaite cuisante aux élections générales de 2019, McSweeney avait mis en place une stratégie visant à recentrer le parti travailliste, en promouvant un candidat modéré comme Starmer, ancien avocat spécialisé dans les droits de l’homme.

L’influence de McSweeney sur Starmer était telle qu’un responsable du parti travailliste, cité dans le livre Get In, affirmait : « Ce n’est pas Keir qui conduit le train. Il pense qu’il conduit, mais en réalité il est juste assis à l’avant du train sans conducteur. »

Les dirigeants travaillistes appellent à l’unité, mettant en garde contre les divisions internes. Cependant, l’opposition de gauche estime que la démission de McSweeney ne suffit pas à résoudre le problème. Kemi Badenoch, leader du Parti conservateur, a critiqué Starmer, l’accusant de toujours chercher des boucs émissaires.

« Une fois de plus, c’est la faute de quelqu’un d’autre. »

Kemi Badenoch, leader du Parti conservateur britannique

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