Publié le 16 février 2026. La maire d’Uruapan, Grecia Quiroz, dénonce une offensive politique orchestrée par des adversaires, notamment au sein de son propre parti Morena, qu’elle attribue à la crainte de perdre le contrôle de l’État du Michoacán lors des prochaines élections.
- Grecia Quiroz accuse des responsables de Morena et du PRI de la viser ainsi que son administration municipale.
- Le point de friction principal est une mise à jour cadastrale, unanimement approuvée en 2024, qui a entraîné une augmentation de la taxe foncière pour certains propriétaires.
- La maire affirme que sa municipalité dispose d’une solide base juridique et que les attaques sont motivées par des considérations politiques.
Une tempête politique se déchaîne sur Uruapan, dans l’État du Michoacán. Grecia Quiroz, la maire de cette ville, a publiquement dénoncé ce qu’elle qualifie de persécution politique menée à son encontre et contre son gouvernement municipal. Selon elle, cette offensive est motivée par la crainte de perdre le Michoacán lors des prochaines échéances électorales.
La maire a identifié Conrad Paz, adjoint du PRI, et Giulianna Bugarini, législateure de Morena, comme étant à l’origine des plaintes et des tentatives de déstabilisation. Elle accuse Conrado Paz d’avoir « trahi » le mouvement et d’agir par ambition politico-électorale.
« Je ne sais pas quelle est la mission ou l’objectif, mais je suis absolument sûre qu’il s’agit d’une question plus politique que juridique, car légalement nous sommes protégés. »
Grecia Quiroz, maire d’Uruapan
Au cœur de cette controverse se trouve une mise à jour cadastrale approuvée à l’unanimité en 2024 par le conseil municipal d’Uruapan, avec les votes des conseillers de Morena, du Parti Vert, du PAN et de son propre mouvement. Cette mise à jour, qui n’avait pas été effectuée depuis 1991, a conduit à une réévaluation de la valeur de certaines propriétés, notamment des terrains vacants transformés en immeubles de deux ou trois étages. En conséquence, la taxe foncière a augmenté pour les propriétaires concernés, reflétant ce changement de valeur.
La maire Quiroz explique que ses adversaires utilisent cette augmentation de la taxe foncière comme prétexte pour semer le trouble et susciter l’opposition au gouvernement municipal.
« Ils le font maintenant sous prétexte de la taxe foncière. C’est un problème qu’ils essaient de s’attaquer socialement, en semant le trouble pour que les gens s’opposent au gouvernement. »
Grecia Quiroz, maire d’Uruapan, dans une interview avec Ciro Gómez Leyva
Malgré les attaques, Grecia Quiroz se dit confiante dans la solidité juridique de la décision de mise à jour cadastrale, soulignant qu’elle a été votée et approuvée conformément à la loi. Elle a également réitéré que la mise à jour cadastrale resterait en vigueur, l’augmentation de certains paiements étant une conséquence nécessaire d’une réévaluation qui n’avait pas eu lieu depuis plus de trois décennies.
La situation au Michoacán reste tendue, et l’avenir politique de Grecia Quiroz et de son administration est incertain. Le « Plan Michoacán », un sujet de débat politique dans la région, pourrait également jouer un rôle dans cette crise.