Home Sciences et technologies Ils découvrent un fossile de dinosaure vieux de 125 millions d’années et doté d’un degré de conservation extraordinaire

Ils découvrent un fossile de dinosaure vieux de 125 millions d’années et doté d’un degré de conservation extraordinaire

0 comments 18 views

Publié le 2024-05-03 14:52:00. Une équipe internationale de paléontologues a mis au jour en Chine le squelette exceptionnellement bien conservé d’un jeune Dongi Haolong, un dinosaure herbivore de l’espèce iguanodonte, révélant des détails inédits sur son tégument et suggérant une nouvelle hypothèse sur ses mécanismes de défense.

  • Le fossile présente des zones de peau fossilisée et un système unique d’épines cutanées creuses, jamais observé auparavant chez les dinosaures.
  • Nommé en hommage au paléontologue chinois Dong Zhiming, l’animal a vécu il y a environ 125 millions d’années.
  • L’étude, basée sur l’analyse de tissus mous préservés au niveau microscopique, ouvre de nouvelles perspectives sur l’évolution du tégument chez les dinosaures.

La découverte, réalisée au nord-est de la Chine, est le fruit d’une collaboration entre des scientifiques et des paléontologues affiliés au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) français. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue Écologie et évolution de la nature. L’importance de cette trouvaille réside dans la qualité de la conservation du fossile, qui permet d’étudier des éléments rarement retrouvés : les tissus mous.

L’Dongi Haolong, dont le nom rend hommage au célèbre paléontologue chinois Dong Zhiming, vivait durant le début du Crétacé, il y a environ 125 millions d’années. Il s’agit d’un iguanodonte, un groupe de dinosaures herbivores appartenant aux ornithopodes, caractérisés par leur « hanche d’oiseau ». Ces dinosaures étaient largement répandus en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et en Afrique.

L’étude se concentre sur le tégument de cet animal. Il combinait de grandes écailles superposées le long de la queue avec des écailles plus petites et tuberculées autour du cou et du thorax. Mais la véritable surprise réside dans la découverte, entre ces écailles, d’épines cutanées fossilisées au niveau cellulaire. Des radiographies à haute résolution et des coupes histologiques ont permis de confirmer cette observation exceptionnelle.

Les analyses ont révélé que ces épines étaient des structures cylindriques et creuses, composées d’une couche cornée recouvrant un épiderme de kératinocytes, conservés jusqu’au niveau de leurs noyaux. Un tel degré de conservation est extrêmement rare dans les archives fossiles. Les chercheurs soulignent que ces épines ne ressemblent ni aux proto-plumes des dinosaures non aviaires, ni aux épines écailleuses des reptiles modernes, suggérant une origine évolutive distincte.

À quoi servaient ces épines ? L’hypothèse privilégiée est qu’elles avaient une fonction défensive. L’individu découvert étant un jeune spécimen, plus vulnérable en raison de sa taille, ces piquants auraient pu servir de moyen de dissuasion, à l’image de ceux des porcs-épics actuels. Les scientifiques n’excluent cependant pas d’autres rôles possibles, tels que la thermorégulation ou la perception sensorielle de l’environnement.

Il reste à déterminer si les adultes de l’espèce possédaient également ces épines ou si elles disparaissaient avec la croissance. Cette incertitude souligne que d’autres innovations similaires ont peut-être échappé à l’attention des paléontologues, simplement parce que la peau, un tissu mou, est rarement préservée dans les fossiles.

L’iguanodonte, dont le nom fait référence à ses dents ressemblant à celles d’un iguane moderne, est l’un des premiers dinosaures à avoir été scientifiquement identifié au XIXe siècle. Il a joué un rôle crucial dans la compréhension de l’existence de ces reptiles géants disparus. Ces animaux possédaient généralement un corps robuste, un bec pour couper la végétation et des batteries de dents pour broyer les plantes. Ils pouvaient se déplacer sur deux jambes lorsqu’ils couraient ou exploraient, mais aussi marcher à quatre pattes lorsqu’ils broutaient. Une de leurs caractéristiques les plus connues est le pouce en forme d’épine, qui aurait pu être utilisé pour se défendre ou pour manipuler leur nourriture.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.