Publié le 28 octobre 2025, 11:24:00. Des appels à la reprise des opérations militaires à Gaza ont retenti en Israël suite à la livraison par le Hamas de restes mortels controversés. Les ministres de la Sécurité nationale et des Finances ont fustigé le Hamas pour ce qu’ils qualifient de « violations répétées » de l’accord de cessez-le-feu, demandant des sanctions contre le groupe.
- Le Hamas a livré les restes d’un otage décédé, mais ceux-ci ne correspondent pas à 13 otages israéliens toujours détenus, mais à une personne déjà rapatriée et enterrée.
- Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, réclame la fin immédiate des « hésitations » du Premier ministre et la reprise des attaques contre le Hamas.
- Bezalel Smotrich, ministre des Finances, a également pris la parole pour critiquer la gestion de la situation par le Hamas.
La controverse est née de la remise, effectuée par le Hamas au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) mardi soir, d’un cercueil censé contenir les restes d’un otage israélien. Cependant, des informations concordantes issues de médias israéliens, citant l’Institut médico-légal national, indiquent que les dépouilles livrées n’appartiennent à aucun des 13 otages israéliens présumés morts encore retenus à Gaza. Il s’agirait en réalité des restes d’une personne déjà identifiée, rapatriée et enterrée en Israël.
« Le fait que le Hamas continue de jouer et ne transfère pas immédiatement tous les corps de nos soldats tombés au combat est en soi la preuve que l’organisation terroriste est toujours debout. Il est temps de lui casser les jambes une fois pour toutes », a déclaré Itamar Ben Gvir dans un communiqué publié sur sa chaîne Telegram officielle, appelant explicitement à la reprise des frappes sur Gaza. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a également exprimé son mécontentement.
Le Hamas, de son côté, a affirmé avoir livré un nouveau corps dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, après avoir remis le cercueil au CICR. La livraison des corps des otages est un point de friction récurrent, le Hamas invoquant les difficultés à les localiser parmi les décombres de Gaza, où les bombardements israéliens ont causé d’importants dégâts.
Malgré la pression de figures comme le chef de l’opposition Yair Lapid, qui estime que cet incident « ne justifie pas la reprise des combats à grande échelle », les ministres d’extrême droite israéliens poussent à une réponse militaire accrue. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait pourtant récemment approuvé l’entrée d’une équipe technique égyptienne et du personnel du CICR en territoire gazaoui pour appuyer les recherches de corps, l’Égypte étant le seul pays habilité par Israël à collaborer sur ce dossier.
Les efforts de médiation, notamment menés par les États-Unis, visent à obtenir la livraison complète des corps pour pouvoir avancer dans les négociations. Celles-ci portent sur une potentielle deuxième phase du plan de paix proposé par Donald Trump, qui inclurait le désarmement du Hamas, la démilitarisation de Gaza et la mise en place d’une administration civile pour entamer la reconstruction de l’enclave.