Home Sciences et technologies Ils enregistrent une anomalie sur la comète 3I/ATLAS et l’associent à une « manœuvre intelligente »

Ils enregistrent une anomalie sur la comète 3I/ATLAS et l’associent à une « manœuvre intelligente »

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Publié le 2025-10-28 11:05:00. L’objet interstellaire 3I/ATLAS, initialement surprenant par son « anti-queue », révèle désormais une queue cométaire classique, un comportement qui, selon un scientifique de Harvard, pourrait suggérer une origine technologique et non naturelle.

  • De nouvelles images montrent le passage d’une « anti-queue » à une queue cométaire conventionnelle pour l’objet interstellaire 3I/ATLAS.
  • L’astrophysicien Avi Loeb émet l’hypothèse d’une « manœuvre contrôlée », potentiellement une propulsion de freinage d’origine non humaine.
  • La composition chimique de l’objet, incluant un alliage de nickel inconnu dans la nature, alimente les spéculations.

L’objet interstellaire 3I/ATLAS continue de fasciner et d’intriguer la communauté scientifique. Détecté en juillet dernier, il avait déjà attiré l’attention par ses caractéristiques et sa composition chimique sans précédent. Aujourd’hui, son comportement évolutif soulève encore davantage de questions quant à son origine.

Les récentes observations, notamment celles effectuées en septembre par le télescope optique nordique espagnol dans les îles Canaries, ont confirmé que 3I/ATLAS arbore désormais une queue cométaire des plus classiques. Pourtant, le passage par une phase d’ « anti-queue » auparavant observée rend cette transformation particulièrement notable. Selon Avi Loeb, astrophysicien à l’Université Harvard, cette transition pourrait être le signe d’une action délibérée.

« Si l’objet est un vaisseau spatial extraterrestre en décélération, alors l’anti-queue serait la preuve d’une manœuvre de décélération, une ‘poussée de freinage’, qui se transformerait naturellement en file d’attente une fois le processus de décélération terminé. »

Avi Loeb, Astrophysicien à Harvard

Le scientifique suggère que ce changement pourrait s’apparenter à un mécanisme de freinage technologique, qualifiant cet événement potentiel de « cygne noir » à fort impact. L’anti-queue initiale était notamment composée de dioxyde de carbone et d’eau, mais contenait également des traces de cyanure et un alliage de nickel. Ce dernier élément est particulièrement intriguant, car il est généralement associé aux processus de fabrication humains et n’a jamais été observé dans des conditions naturelles.

Dans ce contexte, le Réseau international d’alerte aux astéroïdes (IAWN) a ajouté 3I/ATLAS à sa liste d’objets sous surveillance, soulignant son intérêt scientifique majeur. L’organisation précise que, bien que ne représentant aucune menace, la comète offre une opportunité d’observation unique grâce à sa longue visibilité depuis la Terre.

Les chercheurs du monde entier attendent avec impatience les images de la caméra HiRISE de la NASA, qui devraient fournir les clichés de plus haute résolution de 3I/ATLAS à ce jour. Ces images ont été capturées lorsque l’objet est passé à moins de 19 millions de kilomètres de Mars, mais leur publication est retardée par la fermeture actuelle du gouvernement américain. Le 29 octobre, 3I/ATLAS atteindra son point le plus proche du Soleil, à une distance environ 1,8 fois supérieure à celle entre la Terre et notre étoile, un passage qui pourrait apporter de nouveaux éclaircissements sur son parcours.

3I/ATLAS se distingue des comètes connues de notre système solaire par plusieurs aspects remarquables :

  • Sa trajectoire hyperbolique indique qu’elle traverse notre système solaire avant de repartir dans l’espace interstellaire.
  • On estime que sa formation remonte à près de 10 milliards d’années, la rendant significativement plus ancienne que notre propre système solaire (4,6 milliards d’années).
  • Elle proviendrait des régions les plus anciennes de la Voie Lactée, potentiellement du disque galactique dense, un réservoir d’étoiles anciennes.
  • En tant que comète, elle conserve un mélange de glace, de poussière et de gaz qui serait resté pratiquement inchangé depuis sa formation, constituant ainsi une « capsule temporelle » du matériel primordial des débuts de la galaxie.

L’étude de sa composition est donc cruciale pour obtenir des informations directes sur les conditions physico-chimiques de l’univers il y a des milliards d’années.

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