Publié le 7 février 2024 11h00. Une étude de l’Université de Stanford, basée sur l’analyse de milliers d’échantillons sanguins, établit que la vieillesse commence biologiquement à 78 ans, en identifiant des marqueurs protéiques précis qui évoluent à différents stades de la vie.
- Selon cette recherche, le corps humain traverse trois phases clés de changements moléculaires à 34, 60 et 78 ans.
- L’étude révèle que les organes peuvent vieillir à des rythmes différents, et que le profil moléculaire du plasma sanguin permet de mesurer l’âge biologique avec une grande précision.
- Les chercheurs ont identifié 1 379 protéines dont les variations sont significatives avec l’âge, et ont constaté que la capacité de réparation de l’ADN diminue progressivement à partir de 34 ans.
L’âge de 78 ans marque donc, selon les scientifiques de Stanford, le début officiel de la vieillesse, bien avant que les signes physiques ne deviennent manifestes. Cette découverte, issue d’une analyse approfondie du plasma humain portant sur 4 263 volontaires, met en lumière les transformations internes qui précèdent les effets visibles du temps.
L’équipe de recherche, dirigée par Tony Wyss-Coray, a divisé la vie en trois étapes distinctes, chacune caractérisée par des changements moléculaires spécifiques. À 34 ans, la première jeunesse biologique tire à sa fin, et la capacité de l’ADN à se réparer commence à décliner. Les cellules modifient leur fonctionnement habituel, et les niveaux de protéines dans le sang deviennent instables, signalant la transition vers la maturité.
« Les protéines sont les chevaux de bataille des cellules constitutives de l’organisme et lorsque leurs niveaux relatifs subissent des changements substantiels », a souligné Tony Wyss-Coray, l’expert en charge du projet. L’étude a analysé 1 379 protéines qui varient considérablement au fil des ans, permettant d’établir un profil moléculaire précis de l’âge biologique des organes.
Cette technique a révélé que les différents systèmes d’un même individu peuvent vieillir à des vitesses différentes. Les protéines plasmatiques se sont avérées être des indicateurs fiables de cette usure interne. En comparant les données des participants avec celles de leurs pairs du même groupe d’âge, les chercheurs ont atteint un niveau de précision élevé en utilisant seulement 373 protéines spécifiques.
La recherche associe ces changements moléculaires à des symptômes physiques concrets, tels que le ralentissement du métabolisme, la perte de force et d’affaissement de la structure osseuse, les difficultés de mémorisation, les modifications des rêves, et la diminution progressive de la vision et de l’audition. La masse musculaire diminue également, entraînant une perte de mobilité, tandis que les premières rides et taches apparaissent sur la peau.
Ces phénomènes sont liés à la diminution de la production de certaines substances dans l’organisme. L’étude, publiée dans le magazine Médecine naturelle, confirme que le corps subit des transformations internes bien avant que les signes extérieurs de vieillissement ne soient perceptibles.
Ce contenu a été réalisé par une équipe de LA NACION avec l’aide d’IA.