Après avoir manqué le match d’ouverture contre les Dallas Wings en raison d’une blessure à la cheville, Monique Billings s’apprête à faire ses débuts avec l’Indiana Fever lors de la deuxième rencontre de la saison face aux Sparks. L’ailière vétérane arrive à point nommé pour stabiliser une défense en difficulté et apporter son expérience à un effectif encore jeune.
Le retour de Billings est attendu avec impatience par les supporters de l’Indiana, surtout après une saison précédente marquée par une liste d’infirmerie interminable. Si l’équipe a dû composer avec des restrictions de temps de jeu pour Lexie Hull, Aliyah Boston et Tyasha Harris lors du premier match, l’intégration de Billings devrait offrir un renfort crucial dans le secteur intérieur et défensif.
Avec neuf années d’expérience en WNBA, la joueuse, ancienne figure de proue de UCLA, se positionne comme un pilier émotionnel et tactique pour le groupe.
« En tant que vétérane de cette ligue, je suis là depuis un moment, donc je sais ce que j’apporte et ce que je dois faire. Je sais que je suis la stabilité de cette équipe, cette force et cette voix posée. On m’appelle la « maman de l’équipe », j’apporte toujours ces ondes positives. C’est mon objectif. »
Monique Billings
Draftée au second tour en 2018, Billings a passé ses cinq premières saisons avec l’Atlanta Dream, jouant un rôle clé depuis le banc lors de leur parcours jusqu’en demi-finales durant son année rookie. Elle a ensuite évolué sous les couleurs des Wings, du Mercury et, l’an dernier, des Golden State Valkyries. Ce parcours diversifié complète un noyau jeune composé de Caitlin Clark, Aliyah Boston et Lexie Hull, tandis que Sophie Cunningham et Kelsey Mitchell renforcent également l’expérience de la rotation.
L’adaptation de Billings devrait être rapide. Elle a déjà développé une complicité avec Caitlin Clark lors du camp de la Team USA, où elle a notamment facilité les tirs de la meneuse grâce à des écrans efficaces. De plus, son passage chez Unrivaled lui a permis de se familiariser avec Kelsey Mitchell.
« La chimie que j’ai bâtie avec Caitlin Clark via Team USA et le fait d’avoir joué avec Kelsey Mitchell chez Unrivaled étaient importants pour moi. Je voulais aller là où je serais valorisée et utilisée, et j’ai l’impression d’avoir cette opportunité ici. »
Monique Billings
Un renfort indispensable pour une défense en chantier
Le besoin de renforcer la défense est devenu une priorité pour l’entraîneur Stephanie White après la défaite face aux Dallas Wings. Ces dernières avaient dominé la rencontre avec un taux de réussite de 59 % aux tirs et 52 % à trois points.

L’entraîneuse a pointé du doigt deux faiblesses majeures : la défense en transition et la gestion des écrans. De son côté, Caitlin Clark a admis que si l’attaque était satisfaisante, des progrès étaient nécessaires de l’autre côté du terrain.
Les statistiques de Billings avec les Valkyries soulignent son impact tangible : avec un indice défensif de 95,5, elle a contribué à faire chuter le pourcentage de réussite adverse de 48,2 % (lorsqu’elle était absente) à 44,4 % lorsqu’elle était sur le terrain.
« Je pense être le genre de joueuse qui s’adapte là où on a besoin d’elle. Évidemment avec ma défense et mon agressivité. J’ai travaillé mon tir à trois points pour pouvoir étirer le jeu, courir vers le cercle et apporter de l’énergie. Il y a beaucoup de facteurs dans mon jeu qui, je pense, s’intègrent bien ici. »
Monique Billings
Outre le volet défensif, l’Indiana Fever devra rectifier le tir concernant son adresse extérieure, avec un faible taux de réussite de 29 % à trois points lors du premier match. Pour espérer égaler ou surpasser leur parcours en demi-finales de 2025, les ajustements de Stephanie White et l’apport de Billings seront déterminants avant d’affronter les armes offensives des Sparks, notamment Kelsey Plum, Dearica Hamby et Nneka Ogwumike.