Publié le 14 février 2026 10:30:00. Le marché immobilier de luxe mondial a connu une accélération notable au quatrième trimestre 2025, porté par la performance de Dubaï et la reprise de Hong Kong, tandis que Londres accuse un recul lié à l’incertitude fiscale.
- Le volume des transactions supérieures à 10 millions de dollars a augmenté de 17 % au niveau mondial au quatrième trimestre 2025.
- Dubaï domine le marché avec 143 transactions, représentant une valeur totale de 2,5 milliards de dollars.
- Londres chute à la septième place, impactée par les changements fiscaux sur la fortune.
Le marché immobilier mondial haut de gamme, défini comme les transactions dépassant les 10 millions de dollars (environ 9,3 millions d’euros), a affiché une dynamique positive au dernier trimestre de 2025. Selon le dernier rapport Global Super-Prime Intelligence de Knight Frank, 555 transactions ont été enregistrées sur les 12 principaux marchés analysés, soit une hausse de 17 % par rapport au trimestre précédent. La valeur totale de ces transactions s’élève à 10,3 milliards de dollars (environ 9,5 milliards d’euros), avec un prix moyen de 18,6 millions de dollars (environ 17,2 millions d’euros) par transaction.
Dubaï s’est affirmé comme le leader incontesté du marché, tant en nombre de transactions (143) qu’en valeur totale (2,5 milliards de dollars). La ville a clôturé l’année avec un chiffre record de 500 ventes, un volume trois fois supérieur à celui de Londres. Cette performance témoigne de l’attractivité croissante de Dubaï pour les investisseurs fortunés.
Hong Kong a réalisé une progression significative, se classant deuxième du trimestre avec 81 transactions pour une valeur de 1,57 milliard de dollars. Cette reprise, qui se poursuit depuis deux trimestres, représente une augmentation de 45 % du nombre de contrats et de 51 % de la valeur économique.
Aux États-Unis, les résultats sont plus contrastés. New York et Los Angeles ont enregistré respectivement 57 et 63 ventes au quatrième trimestre, en baisse par rapport au troisième trimestre. Toutefois, New York a connu une reprise sur l’ensemble de l’année 2025, avec un total de 326 ventes, se redressant par rapport aux niveaux bas de 2023. Miami a affiché un rebond trimestriel de 82 %, avec 40 transactions, tandis que Palm Beach a enregistré 15 ventes.
L’Australie a également connu une amélioration, notamment à Sydney, où 52 ventes ont été réalisées, soit une augmentation de 58 % sur un trimestre. Cette reprise témoigne d’un regain d’intérêt pour le marché immobilier de luxe australien.
À l’inverse, Londres a montré des signes de ralentissement, glissant à la septième place en nombre de transactions au quatrième trimestre avec seulement 35 ventes. Sur l’ensemble de l’année, la capitale britannique a chuté à la cinquième place avec 161 transactions, une forte baisse par rapport à sa première place mondiale en 2022. L’incertitude entourant la réforme de l’impôt sur la fortune au Royaume-Uni est pointée du doigt comme le principal facteur expliquant cette perte de confiance des investisseurs.
« Deux éléments ont caractérisé ce trimestre. D’une part, l’année record de Dubaï, qui s’est terminée par de forts afflux de capitaux et le développement de nouvelles résidences super-prime. De l’autre, la chute de Londres à la septième place, qui met en évidence l’impact que la réforme fiscale a eu sur l’activité du marché immobilier de luxe. »
Liam Bailey, responsable mondial de la recherche chez Knight Frank
L’évolution du marché immobilier de luxe mondial au quatrième trimestre 2025 souligne la polarisation croissante entre les villes performantes, comme Dubaï et Hong Kong, et celles confrontées à des défis, comme Londres. Les incertitudes économiques et politiques, notamment en matière fiscale, continuent d’influencer les décisions d’investissement des acheteurs fortunés.