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Immobilier : Vincent Jeanbrun défend un dispositif fiscal pour les bailleurs privés dans le budget 2026

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Publié le 18 octobre 2025 06:34:00. Face à la crise du logement, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, annonce un projet de loi de finances pour 2026 visant à relancer l’investissement locatif privé par des mesures fiscales incitatives. L’objectif est de redynamiser un secteur en difficulté, touché par la baisse de l’immobilier neuf et les défis de la rénovation énergétique.

  • Le gouvernement envisage la création d’un « statut du bailleur privé ».
  • Des dispositifs d’amortissement fiscal et des aides à la rénovation sont à l’étude.
  • Le projet vise à encourager les propriétaires à louer leur bien dans des conditions plus attractives.

« La lettre de mission confiée par le Premier ministre a été claire et demande un plan d’urgence pour le monde du logement. Nous avons de toutes parts des signaux d’une crise qui arrive à son paroxysme, il est urgent d’inverser la tendance », a souligné Vincent Jeanbrun auprès de l’AFP. Cette initiative se veut un « signal fort » envoyé à un secteur en pleine tourmente, marqué par une chute de la construction neuve et l’urgence de la réhabilitation des « passoires thermiques ». Les détails précis de l’amendement, qui sera déposé dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, sont encore en discussion avec le ministère de l’Économie et les acteurs du secteur. « Rien n’est fixé et tout sera débattu au Parlement », a précisé l’ancien maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne).

Le dispositif envisagé s’inspire des travaux menés par l’ancienne ministre du Logement Valérie Létard. Une première proposition évoque un amortissement fiscal de 2 % pour les logements neufs, destiné à réduire la base imposable des revenus locatifs, accompagné d’incitations à la rénovation énergétique. Le rapport Cosson-Daubresse, remis en juin, suggérait également des avantages fiscaux conditionnés à des loyers abordables, une exonération d’impôt sur le patrimoine immobilier (IFI) après 20 ans de détention, et la sortie des résidences principales louées de l’assiette de l’IFI. Le ministère n’a pas encore confirmé si ces pistes seraient retenues.

La perspective d’un « statut du bailleur privé » est attendue de longue date par les professionnels, depuis l’expiration du dispositif Pinel fin 2024, jugé trop coûteux. Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), a salué cette annonce comme une « très bonne nouvelle », se réjouissant de voir ce « dossier remis en haut de la pile ». La Fédération française du bâtiment (FFB), par la voix de son président Olivier Salleron, partage cet optimisme, bien que le taux d’amortissement de 2 % soit jugé « trop faible » par certains professionnels. L’économiste Pierre Madec (OFCE) voit dans ce projet un « message positif » pour dynamiser l’investissement, mais insiste sur la nécessité de « contreparties qui bénéficient aux locataires », rappelant l’importance du plafonnement des loyers, comme sous le dispositif Pinel. Il est à noter que le nombre de logements neufs acquis par des investisseurs particuliers a été divisé par deux entre les premiers semestres 2024 et 2025.

Lors de sa première visite ministérielle en Seine-et-Marne, Vincent Jeanbrun s’est également prononcé en faveur d’un plafonnement de la part des logements sociaux par commune, afin d’éviter la concentration des difficultés socio-économiques. La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) impose actuellement un minimum de 20 à 25 % de logements sociaux dans les communes urbaines, sans maximum défini. En 2022, 54 % des communes concernées par cette loi restaient en deçà de ce seuil.

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