Belgrade, le 22 octobre 2025. Un homme a été blessé par balle et un incendie s’est déclaré devant le Parlement serbe, suite à des tirs provenant d’un retraité de 70 ans. Cet incident survient dans un climat de tension politique persistante, marqué par des manifestations régulières contre le gouvernement et des rassemblements de ses partisans.
Un homme blessé par balle dans un climat de tension
Un incident grave a éclaté mercredi devant le Parlement de Belgrade, la capitale serbe. Un homme a été grièvement blessé par balle près d’un camp de tentes installé par des partisans du président Aleksandar Vucic. Les autorités ont rapporté que des coups de feu ont été tirés, provoquant également un incendie dans la zone.
Suspect : un retraité de 70 ans interpellé
Selon les informations communiquées par le président Vucic, un retraité de 70 ans, ancien membre des services de sécurité de l’État, a été interpellé et est considéré comme le suspect principal. Le président a qualifié cet acte de « terrorisme », affirmant que le retraité aurait agi parce que le camp de manifestants « l’énervait ». Le parquet a précisé que le suspect est poursuivi pour usage illégal d’arme à feu et tirs répétés. L’enquête suggère qu’une dispute verbale, motivée par des divergences politiques, aurait précédé les coups de feu. Un projectile a atteint la victime à la cuisse, tandis qu’un autre a heurté une bouteille de gaz, déclenchant une explosion et l’incendie.
Contexte : une crise politique prolongée
Cet événement s’inscrit dans un contexte de profonde crise politique en Serbie, où des milliers de personnes manifestent quasi quotidiennement depuis près d’un an pour exprimer leur mécontentement envers le président Vucic. Les protestations ont pris de l’ampleur suite à l’effondrement d’une verrière dans la gare de Novi Sad, dans le nord du pays, le 1er novembre 2024, événement qui a coûté la vie à 16 personnes. Des experts indépendants et l’opposition attribuent cette tragédie à la négligence et à la corruption du gouvernement Vucic, dénoncé comme autoritaire. Les manifestants exigent la démission du président et l’organisation de nouvelles élections. Ces derniers mois ont été marqués par de nombreux affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre.
En réaction, les partisans du président Vucic ont établi un camp de tentes permanent devant le Parlement, se présentant comme une contre-manifestation face aux opposants au gouvernement. Le parti SNS, formation politique du président, a également organisé plusieurs rassemblements ces derniers mois pour mobiliser ses soutiens.