Publié le 6 février 2024 18:45:00. Après une période difficile, les marchés financiers semblent désormais envisager avec plus de sérieux la possibilité de baisses de taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine, en réaction à des signes de ralentissement de l’économie et du marché du travail.
- Les probabilités d’une baisse des taux en mars augmentent, bien qu’elles restent minoritaires.
- Le marché du travail américain montre des signes de faiblesse, avec une augmentation des demandes d’allocations chômage et un ralentissement de la création d’emplois.
- La prochaine réunion du Comité fédéral de l’open market (FOMC) est prévue le 18 mars, et les marchés surveilleront attentivement les décisions prises.
Wall Street, habitué à réagir aux moindres difficultés, pousse à nouveau pour une intervention de la Réserve fédérale. Après un début de trimestre décevant et des contre-performances inattendues de certaines entreprises considérées comme solides, l’idée d’une baisse des taux d’intérêt gagne du terrain. Les estimations d’une réduction des taux en mars, bien qu’encore minoritaires, sont en hausse, et les investisseurs commencent à prendre en compte ce scénario.
Ce regain d’espoir ne repose pas uniquement sur les inquiétudes de Wall Street. Le marché du travail américain, principal sujet de préoccupation pour la Réserve fédérale, montre des signes de fragilité. Les chiffres récents indiquent un ralentissement de la création d’emplois et une augmentation des demandes d’allocations chômage. Bien que l’on soit encore loin d’une crise majeure, ces données pourraient inciter la banque centrale à envisager une baisse de 0,25 point de pourcentage (25 points de base) lors de sa prochaine réunion.
Ce qui se passe : les chiffres récents ne sont pas encourageants
Malgré une publication partielle des données, qui retardera la diffusion de certains chiffres clés jusqu’en février, les signaux émis par le marché du travail sont préoccupants. La création d’emplois est en berne, les demandes d’allocations chômage augmentent plus que prévu, et le tableau général est peu reluisant pour l’emploi aux États-Unis. La Réserve fédérale, connue pour sa prudence, pourrait donc être amenée à agir.
La prochaine réunion du FOMC (Federal Open Market Committee), l’instance de la Réserve fédérale chargée de décider des taux d’intérêt et de la politique monétaire, est prévue le 18 mars. Il reste donc encore environ un mois avant cette réunion cruciale, pendant lequel de nombreux événements peuvent se produire, mais les signaux actuels sont à surveiller de près.
Les taux des fonds fédéraux, déterminés par les échanges sur le marché, reflètent les anticipations des investisseurs concernant les taux futurs. Et les prévisions d’une baisse des taux évoluent rapidement.
Un peu d’optimisme, mais avec prudence
Pour illustrer ce changement d’attitudes, les estimations d’une baisse des taux sont passées de 9 % à 23 % en quelques jours, avant de revenir à 18,8 %. Ces mouvements rapides témoignent de l’incertitude qui règne sur les marchés, qui ont souvent du mal à encaisser les corrections et les baisses.
Il est important de rester prudent et d’éviter de se réjouir trop vite de ces mouvements, qui reflètent davantage l’instabilité des marchés que l’anticipation réelle de baisses de taux. Nous reviendrons sur ce sujet à l’approche de la réunion du FOMC, lorsque les données seront plus fiables.
Quelles conséquences pour le Bitcoin et les cryptomonnaies ?
Cela dépend du point de vue. Une plus grande liquidité est généralement favorable aux marchés des cryptomonnaies et aux marchés financiers en général, en encourageant la prise de risque. Cependant, une baisse de 0,25 point de pourcentage (0,25 %) ne devrait pas avoir un impact majeur sur le sort des cryptomonnaies.