Publié le 2025-10-04 11:39:00. Face à un scandale de corruption majeur secouant le ministère des Transports et des Communications, l’Institut de sécurité routière (IPB) a adressé une lettre ouverte au Premier ministre Slavi Trifonov, exigeant des têtes et dénonçant l’inaction politique. L’organisation critique vivement la gestion actuelle et l’absence de légitimité morale pour mener toute réforme anticorruption.
L’Institut de sécurité routière (IPB) estime que le gouvernement actuel manque de crédibilité pour engager une lutte efficace contre la corruption, citant plusieurs raisons explosives dans une missive adressée au Premier ministre Slavi Trifonov.
- Un climat propice à la corruption aurait été instauré au sein du système depuis neuf mois.
- La direction politique aurait été alertée dès juin 2025 d’un programme de corruption organisé, sans réagir adéquatement.
- La gestion de la crise par le vice-Premier ministre Grozdan Karadjov est remise en cause face à une recrudescence tragique des accidents mortels.
Dans sa lettre, l’IPB souligne que l’impunité semble régner, illustrée par des demandes de pots-de-vin auprès de conducteurs de poids lourds. Plus grave encore, l’Institut affirme avoir officiellement informé la direction politique du parti « Il y a un tel peuple » (ITN) en juin 2025 d’un système de corruption mis en place par de nouveaux nommés. Au lieu de prendre des mesures, une procédure disciplinaire aurait été lancée contre la personne ayant signalé ces agissements, selon le document (signal n° 13-00-43 du 30.06.2025).
L’absence de réaction face à la violence routière est également pointée du doigt. Les trois premiers jours d’octobre auraient été marqués par le décès de sept personnes dans des accidents de la circulation. Ce bilan macabre, selon l’IPB, démontre un cruel manque de stratégie, de coordination et de volonté politique de la part du vice-Premier ministre en charge de la sécurité routière, Grozdan Karadjov.
L’Institut exhorte Slavi Trifonov à agir, lui rappelant ses prises de position passées sur la justice et la responsabilité. « Le silence à ce stade n’est pas la neutralité. C’est une complicité. Et toute complicité de corruption et d’irresponsabilité mène à des tragédies – sur la route et dans la société », martèle la lettre ouverte. L’IPB conclut par un avertissement solennel : « Ne laissez pas les prochaines victimes de la route être votre responsabilité morale. Descendez. »


« Cher M. Trifonov, Nous nous tournons vers vous non pas avec un message politique, mais avec une anxiété civique sincère. Parce que nous pensons que même au-delà des projecteurs, vous avez toujours une influence dans la formation politique ‘il y a un tel peuple’ – le parti que vous avez créé et qui s’est engagé à garantir la moralité, l’honneur et l’intégrité de la politique bulgare. Aujourd’hui, après l’un des scandales de corruption les plus graves de ces dernières années, il a acquis une réponse internationale, le silence et l’inaction sont inacceptables. La décision la plus naturelle et la plus respectable est de prendre immédiatement la responsabilité politique et de libérer l’ensemble des dirigeants du ministère des Transports et des Communications. »
Institut de sécurité routière (IPB) à Slavi Trifonov, Premier ministre de la République de Bulgarie